‹ L'enfant de ma femmeChapitre 26 sur 26 · CHAPITRE XXVI.

CHAPITRE XXVI.

CONCLUSION.

Ici M. de Monterranville, ou plutôt Droglouski, termina son récit, qui avait vivement affecté ses auditeurs. Le notaire l'avait transcrit mot à mot; le blessé le signa, en y faisant ajouter que sa nièce était sa seule héritière, et qu'elle trouverait dans sa petite maison de la forêt tout ce qui lui restait de son immense fortune dont il n'avait encore dissipé que les trois quarts.

Cette affaire une fois terminée, nos amis quittèrent un homme dont la vue ne pouvait que leur être pénible, surtout à Pauline, à laquelle il tenait de si près. Mais à peine s'en étaient-ils éloignés qu'ils apprirent qu'il venait de rendre le dernier soupir.

«Bien le bonsoir, dit Mullern, j'espère que nous ne nous rencontrerons plus.» Pauline donna quelques soupirs à sa mémoire, non qu'elle pût avoir pour lui la moindre affection, mais parce que c'était le seul parent qu'elle eût jamais connu.

N'ayant plus rien qui les retînt à Blamont, nos amis prirent la route du château de Framberg, où ils arrivèrent le lendemain.

Avec quelle ivresse ils revirent ces lieux où chacun d'eux trouvait des souvenirs! Le colonel et d'Orméville unirent nos deux amants. L'hymen cacha les fautes de l'amour. Henri et Pauline, parvenus enfin au bonheur, ne quittèrent jamais leur père et leurs bienfaiteurs; le bon Mullern passa sa vie auprès d'eux, s'enivrant quelquefois et jurant toujours: mais il faut bien pardonner quelques défauts à celui dont l'âme renferme de belles qualités.

FIN.

TABLE

DES CHAPITRES.

Pages. CHAP. Ier. Voyage, accident, aventures. 5

II. Les comtes de Framberg. 10

III. Clémentine. 16

IV. L'homme comme il y en a peu. 24

V. Éducation de Henri. 30

VI. La ferme et le grenier à foin. 37

VII. Réception du colonel. 48

VIII. L'homme mystérieux. 59

IX. Encore un grenier. 68

X. La tante de Jeanneton. 74

XI. Florence. 81

XII. Rome. 94

XIII. Suite du précédent. 106

XIV. Paris. 113

XV. Une aventure d'un autre genre. 126

XVI. Il la retrouve. 133

XVII. Qui s'en serait douté? 145

XVIII. Un liseur de romans l'a déjà deviné. 159

XIX. Encore un moment de gaieté. 168

XX. L'amour ne conduit pas toujours au bien. 180

XXI. Bonheur. 197

XXII. Peu intéressant, mais nécessaire. 209

XXIII. Attentat, coup du sort. 216

XXIV. Court et triste. 222

XXV. Heureuse rencontre. 226

XXVI. Conclusion. 236

End of Project Gutenberg's L'enfant de ma femme, by Charles Paul de Kock