‹ L'Été à l'ombreChapitre 15 sur 84 · XVII - XVIII - XIX

XVII - XVIII - XIX

Les trépidations de la danse agitaient tout le navire d’une vie convulsive. On s’amusait beaucoup là-haut, sous les yeux des matelots qui, stupidement, regardaient tristes, sans un désir, sans mouvement, du fond d’une résignation de damnés.

--Où donc est Kardec?

--Je ne sais pas, amiral.

--Voilà deux heures que je le cherche! Cherchez-moi donc Kardec, j’ai besoin de lui.

--Oui, amiral.

A huit heures du matin, douze rameurs, dans un canot major, accostaient le quai de Toulon... «Laisse courir!» Trois officiers, sautant sur le quai, ôtèrent leurs casquettes pour saluer un mort qui, dans un cadre, au fond de l’embarcation, dormait sous un voile.

Six matelots le chargèrent sur leurs épaules, et d’un pas rythmé, militaire, le portèrent à l’hôpital maritime, rue Nationale, à trois cents pas de l’habitation d’Yvonne.

--Qui est-ce?

--Ce pauvre Kardec.

--Comment est-il mort?

--On ne sait pas, noyé.

--Tiens! c’est drôle!

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