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--Un aide, père Martin! c’est déjà bien du changement dans votre vie!
--Du changement? oh! si peu! Il y avait trop de pratiques!
--Tant mieux, père Martin! trop de travail enrichit!
Et il sourit aussi, comme sa femme.
Du changement? il ne comprend pas. Non, elle n’est point changée, son existence; voilà bien la place, l’église et la fontaine, les mêmes choses, les mêmes bruits, les mêmes paroles. Des morts qui passent, sous le drap noir; des enfants que l’on va baptiser. Les hommes marchent, les souliers s’usent. Tac! tac! pan, pan! mais cela va finir. La maison va se construire. Elle se construit, elle monte. Voici déjà tout le premier étage... On en parle dans le pays! La maison du père Martin?... Elle masquera la vue de la plaine à la maison du notaire, qui n’est pas content. Encore quelques jours, brave homme, et à force de besogner, tu auras gagné le jour du repos! Besogne! besogne! Elle chante clair, la fontaine! Demain tu ne l’entendras plus. Le bruit de ton marteau semble sonner la joie. La maison neuve a deux étages. Les maçons, sur les toits, contre la cheminée blanche, ont planté le drapeau, orné d’un bouquet de laurier-rose! Ton rêve est réalisé! Ta maison est debout. Ton drapeau flotte, ma foi! comme celui de la mairie aux jours des fêtes! Allons, Martin! paie aux maçons bouteille! Choisis pour cela un dimanche, un beau, un bon dimanche, et qu’on baptise la maison!...
... Tu ne tireras plus l’alène et tu peux poser ton marteau!