‹ L'Histoire merveilleuse de Robert le Diable, remise en lumière pour édifier les petits et distraire les autresChapitre 1 sur 11 · L’HISTOIRE MERVEILLEUSE

L’HISTOIRE MERVEILLEUSE

DE

ROBERT LE DIABLE

DU MÊME AUTEUR:

VERS:

Le Fer et la Flamme (1919. Librairie PERRIN.) Fleurs du Désert (1921. A. MESSEIN.)

ESSAIS:

Apologie pour les Nouveaux-Riches (1921. A. MESSEIN.) Le Purgatoire, souvenirs d’Allemagne (1924. E. MALFÈRE.)

ROMANS:

Mienne (1923. E. MALFÈRE.) Le Chèvrefeuille (1924. N. R. F.) Mousseline (1924. E. MALFÈRE.) Monsieur Jules (1925. ALBIN MICHEL.) L’histoire merveilleuse de Robert le Diable (1925. E. MALFÈRE.)

TRADUCTIONS:

JEAN SECOND: Le Livre des Baisers (1922. E. MALFÈRE.) JOACHIM DU BELLAY: Les Amours de Faustine (1923. IBID.) MUSÉE: La touchante aventure de Héro et Léandre (1924. IBID.) ATHÉNÉE: Le chapitre treize (1924. IBID.) RUFIN: Epigrammes (1922. A. MESSEIN.--1925. E. MALFÈRE.) SULPICIA: Tablettes d’une Amoureuse (1922. E. CHAMPION.) ZAÏDAN: Al Abbassa, roman (1912. FONTEMOING.) -- Allah veuille! roman (1924. E. FLAMMARION.)

EN PRÉPARATION:

Le pays de tous les mirages, essai. La vie ardente de Gabriel-Tristan Franconi. Vie de Socrate. Le roman de Daphnis et Chloé, traduction. Poésies complètes de MÉLÉAGRE. L’Algérienne, roman (E. MALFÈRE.) L’Églantine, roman (N. R. F.) Samothrace, roman (ALBIN MICHEL.)

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Le prix Goncourt 1924 a été décerné à Thierry Sandre pour Le Chèvrefeuille, Le Purgatoire, et Le Chapitre Treize d’Athénee.

BIBLIOTHÈQUE DU HÉRISSON

THIERRY SANDRE

L’Histoire Merveilleuse

de

Robert le Diable

REMISE EN LUMIÈRE POUR ÉDIFIER LES PETITS ET DISTRAIRE LES AUTRES

[Illustration]

AMIENS EDGAR MALFÈRE 1925

Dixième mille

JUSTIFICATION DU TIRAGE

Il a été tiré:

20 exemplaires sur Madagascar, numérotés de A à T. 50 exemplaires sur Hollande, numérotés de I à L. 130 exemplaires sur Lafuma pur fil, numérotés de 1 à 130. 50 exemplaires hors commerce sur Turner Azur.

Copyright 1925 by Edgar Malfère.

A l’incomparable Fagus

AVERTISSEMENT

Robert le Diable, personnage légendaire, eut une longue popularité dans les campagnes françaises. Mais la littérature, envahissant tout, a peu à peu détruit nos légendes, soit que par esprit démocratique elle les négligeât comme indignes d’un peuple éclairé, soit quelle s’en emparât pour en tirer d’ambitieuses moutures à l’usage d’une élite. Aujourd’hui, Robert le Diable n’est plus guère connu que par le souvenir d’un opéra de Meyerbeer (1831), dont le livret, œuvre de Scribe et de G. Delavigne, n’emprunte à la légende oubliée que le nom du héros.

La légende même de Robert le Diable nous est conservée, sous forme de roman en vers octosyllabiques, par deux manuscrits de la Bibliothèque Nationale,--l’un (Fr. 25.516) de la fin du XIIIᵉ siècle, l’autre (Fr. 24.405) de la fin du XIVᵉ ou du commencement du XVᵉ,--celui-ci plus abondant que celui-là pour le début et plus concis pour le reste.

Deux éditions en ont été publiées:--en 1837, par G.-S. Trébutien (Paris, Silvestre), qui suivit le plus ancien manuscrit;--en 1903, par E. Löseth (Paris, Société des Anciens Textes Français) qui donna le même texte, avec les variantes du second manuscrit, et put établir que l’auteur anonyme, probablement picard, vécut probablement dans la seconde moitié du XIIᵉ siècle.

Il existe aussi un Miracle de Notre-Dame de Robert le Diable, qui est du XIVᵉ siècle; qui a été publié à Rouen en 1836 par Frère et Leroux de Lincy; qui, adapté plus tard par Edouard Fournier sous le titre de Mystère de Robert le Diable, fut joué sur la scène du Théâtre de la Gaîté; et qu’enfin publièrent Gaston Paris et Ulysse Robert dans le tome VI des Miracles de Notre-Dame (Paris, 1881, Société des Anciens Textes Français). Sauf pour le dénouement, qui s’y fait par un mariage, ce mystère met en action le récit du roman dont nous venons de parler.

C’est en s’inspirant de ces différents textes,--en traduisant parfois de près le manuscrit le plus ancien du roman et parfois en l’adaptant à cause de certaines longueurs qui le surchargent,--mais toujours, malgré de légères libertés, avec le souci de maintenir le dessein des vieux poètes, qu’on a composé la présente Histoire merveilleuse de Robert le Diable.

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