CXXI).
[98] Nessun la muova ! Que star non possa con Orlando a prova. _(Ariosto, _canto XXIV, oct. 57.) [99] On donnait alors dans le peuple le nom de _cachopin _ou _gachupin _à l'Espagnol qui émigrait aux Grandes-Indes par pauvreté ou vagabondage. [100] Chrysostome étant mort _désespéré, _comme disent les Espagnols, c'est-à-dire par un suicide, son enterrement se fait sans aucune cérémonie religieuse. Ainsi il est encore vêtu en berger, et ne porte point la _mortaja, _habit religieux qui sert de linceul à tous les morts. [101] Les stances de ce chant _(canción) _se composent de seize vers de onze syllabes _(endecasilabos), _dont les rimes sont disposées d'une façon singulière, inusitée jusqu'à Cervantès, et qu'on n'a pas imitée depuis. Dans cet arrangement, le pénultième vers, ne trouvant point de consonance dans les autres, rime avec le premier hémistiche du dernier.
Mas gran simpleza es avisarte desto, Pues se que esta tu gloria conocida En que mi _vida _llegue al fin tan presto.
Comme ces singularités, et même les principales beautés de la pièce (où elles sont rares) se trouvent perdues dans la traduction, je l'aurais volontiers supprimée, pour abréger l'épisode un peu long, un peu métaphysique, de Chrysostome et de Marcelle, s'il était permis à un traducteur de _corriger _son modèle, surtout quand ce modèle est Cervantès. [102] L'érudition de l'étudiant Ambroise est ici en défaut. Tarquin était le second mari de Tullia, et c'est le corps de son père Servius Tullius qu'elle foula sous les roues de son char. [103] Que fué pastor de ganado Perdido por desamor.
Il y a dans cette strophe un insipide jeu de mots entre les paroles voisines _ganado _et _perdido ;_ celle-ci veut dire _perdu ; _l'autre, qui signifie _troupeau, _veut dire aussi _gagné._ [104] Habitants du district de Yanguas, dans la Rioja. [105] Amadis tomba deux fois au pouvoir d'Archalaüs. La première, celui-ci le tint enchanté ; la seconde, il le jeta dans une espèce de souterrain, par le moyen d'une trappe. Le roman ne dit pas qu'il lui ait donné des coups de fouet ; mais il lui fit souffrir la faim et la soif. Amadis fut secouru dans cette extrémité par une nièce d'Archalaüs, la demoiselle muette, qui lui descendit dans un panier un pâté au lard et deux barils de vin et d'eau. (Chap. XIX et XLIX.) [106] _Tizona, _nom de l'une des épées du Cid. L'autre s'appelait _Colada._ [107] _Beltenebros._ [108] Avant leur expulsion de l'Espagne, les Morisques s'y occupaient de l'agriculture, des arts mécaniques et surtout de la conduite des bêtes de somme. La vie errante des muletiers les dispensait de fréquenter les églises, et les dérobait à la surveillance de l'Inquisition. [109] Voyez la note 80 chap. X. [110] Le supplice de Sancho était dès longtemps connu. Suétone rapporte que l'empereur Othon, lorsqu'il rencontrait, pendant ses rondes de nuit, quelques ivrognes dans les rues de Rome, les faisait berner... _distento sagulo in sublime jactare. _Et Martial, parlant à son livre, lui dit de ne pas trop se fier aux louanges : « Car, par derrière, ajoute-t-il : Ibis ab excusso missus in astra sago. »
Les étudiants des universités espagnoles s'amusaient, au temps du carnaval, à faire aux chiens qu'ils trouvaient dans les rues ce que l'empereur Othon faisait aux ivrognes. [111] C'est Amadis de Grèce qui fut appelé le _chevalier de l'Ardente-Épée, _parce qu'en naissant il en avait une marquée sur le corps, _depuis le genou gauche jusqu'à la pointe droite du coeur, aussi rouge que le feu. _(partie I, chap.