SCÈNE XII. L’ÉPOUSE, BONAVENTURE.
BONAVENTURE. Laissez-moi donc, vous !… Je veux allez avec la bourgeoise.
L’ÉPOUSE, le retenant par le parapluie qu’il tient à la main. Fus gombrenez… j’ai à fus barler… Je fus ai remargué.
BONAVENTURE. Ça ne fait rien, laissez-moi partir.
L’ÉPOUSE, à part. C’est ein garçon plein d’innocence ! (Haut.) Fulez-fus être mon chasseur ?
BONAVENTURE. Qué qu’ c’est qu’ ça ?
L’ÉPOUSE. C’est ein choli garçon qui monte derrière la foiture.
BONAVENTURE. J’veux aller avec la bourgeoise.
L’ÉPOUSE. La pourgeoise, la pourgeoise… Recartez ma robe ?
BONAVENTURE. Oh ! la drôle d’attifate, tout de même… C’est une Auvergnate.
L’ÉPOUSE. Fulez-fus être mein chasseur ?
BONAVENTURE. Est-é’ drôle, c’te Savoyarde.
L’ÉPOUSE. Gomtesse Pfafferlhoffen… de Prusse !
BONAVENTURE. Faites-moi place… comtesse Fanferluchen !… Ah ! mais j’cours après la bourgeoise !… Laissez-moi donc, Andalouse… (Il lui laisse son parapluie dans la main, et s’enfuit.)