‹ La Bourgeoise ou Les Cinq aubergesChapitre 58 sur 58 · SCÈNE XII. ROSALIE, ANDRÉ, LE BAILLI, BONAVENTURE, L’AUBERGISTE, MINON, CORNIL, puis STANISLAS, GARDES, MATELOTS, etc.

SCÈNE XII. ROSALIE, ANDRÉ, LE BAILLI, BONAVENTURE, L’AUBERGISTE, MINON, CORNIL, puis STANISLAS, GARDES, MATELOTS, etc.

ANDRÉ, s’élançant. Elle n’a pas eu besoin de nous !

ROSALIE. C’était l’assassin de mon père !… (On enlève Champagne.)

BONAVENTURE. Et je ne voulais pas lui laisser prendre ses pistolets !

ROSALIE, lui donnant la clef du cachot. Va délivrer le prince !… (Au bailli qui entre, montrant Cornil.) Arrêtez cet homme !

CORNIL. De quel droit ?…

LE BAILLI. J’obéis, madame la comtesse de Pfafferlhoffen.

CORNIL. Mon épouse… où est-elle donc ?

LE BAILLI. Qu’on le saisisse, qu’on l’entraîne.

ROSALIE, à Cornil. S’il y a une instruction criminelle, les témoins ne manqueront pas… La justice du pays décidera de votre sort. (À Stanislas qui entre.) Prince, vous êtes libre.

UN MATELOT. La marée n’attend pas… en barque ! en barque !

STANISLAS. Enfants, mes amis, que Dieu vous donne le bonheur !… Mademoiselle, heureux ou malheureux, je n’oublierai jamais que je vous dois la vie.

BONAVENTURE. Ah ! la bourgeoise !… si vous saviez ?…

ROSALIE. Je sais… je sais à présent, mon garçon ; tiens, prends ma main.

BONAVENTURE. Votre main ! Je serai le mari de la bourgeoise !

TOUS. Adieu ! adieu !

FIN.

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