‹ La chambre obscureChapitre 29 sur 29 · XII

XII

LA GARDE.

Le nom de la garde (baker) est une preuve évidente (bien que le peuple dise baakster), évidente comme le soleil qu'il ne faut pas avoir d'accès aux étoiles (ster) pour faire connaître le titulaire d'un emploi féminin par excellence. Je dis emploi féminin, et s'il ne l'était pas, il n'y en aurait pas au monde. L'indiscrétion des hommes a déjà pénétré, en dépit de la nature, dans différentes branches de l'activité sociale qui, originairement et à juste titre, appartenaient au domaine des femmes. On trouva des hommes qui manièrent l'aiguille pour nous; il y en a qui nous cuisent le pot au feu; et même nous autres hommes, pour la plupart, au grand détriment de la bienséance, nous sommes introduits dans ce monde par des hommes! Mais jamais je n'ai eu l'honneur de rencontrer, de connaître ou d'entendre nommer quelqu'un qui ait exercé l'état de garde autrement que dans un cas d'extrême et seulement pour un seul instant. Un homme vous a-t-il gardé, monsieur? Un homme aurait-il pu vous garder? Loin de là. Le soin excessif que cela demandait, dont vous aviez besoin, orgueilleux seigneur de la création, qui marchez là, comme un paon et avec des bottes à éperons! dont vous aviez besoin, monsieur le misogyne, qui ne vous reconnaissez ni ne vous désirez aucune autre obligation envers le beau sexe, sinon qu'il vous a mis au monde!--dont vous aviez besoin au moment émouvant, où vous apparûtes pleurant et nu sur la scène de ce monde, afin que l'air et la lumière ne vous fissent pas de tort, que votre propre étourderie ne vous rendît pas malheureux pour tout de bon, et que pendant toute votre vie vous n'ayez l'air d'un Turc; ce soin excessif, il était impossible que quelqu'un le prît de vous, sinon une garde féminine. C'est terriblement dommage que vous ne vous êtes pas vu vous-même; alors, vos petits genoux retirés jusqu'au menton, et gisant devant le panier sur son chaud giron, que vous n'ayez pas vu ses yeux affectueux luire sur vous, avec une expression si tendre et si compatissante d'amour, qu'elle vous serait restée pendant toute votre vie! Mais qu'y avait-il? Vous n'aviez pas d'yeux qui pussent voir, vous portiez encore bien moins des lunettes.

Le nom de baker vient de baken, chauffer, choyer. Avoir eu une baker, c'est avoir été dans les premiers jours de votre vie couvé et dorloté, c'est comme cela. Cela vous fâche, n'est-ce pas, monsieur jeune-France? Croyez-vous donc qu'il eût mieux valu, selon la méthode laponne, vous plonger dans l'eau glacée et vous rouler dans la neige, au lieu de vous tenir les pieds devant le chaud foyer, et de vous envelopper de langes sur langes, si bien que vos mains et votre visage restaient seuls visibles,--et jaunes alors, ma foi, comme de l'or, pour faire l'admiration des gens de la maison et des voisins qui disaient: Quel enfant! Croyez-vous donc que, par un autre traitement, votre barbe eût grandi plus tôt, votre main se fût montrée plus musculeuse sous votre petit gant glacé, et que vous vous seriez mû plus vigoureusement et plus souplement à cheval que vous ne faites maintenant? C'est possible. Mais voici le portrait de monsieur votre arrière-grand-père. Il a aussi eu une garde, monsieur. Il a aussi été choyé dans son temps, et je crois qu'il l'a été plus chaudement et plus sévèrement que vous: les enfants, ainsi choyés et dorlotés alors, ressemblaient infiniment plus que maintenant aux cocons du ver à soie. Mais qu'en pensez-vous? Je vous regarde comme si vous étiez encore dans les langes.

Ayez du respect pour votre garde. Dans la prévision des heures anxieuses qui approchaient d'elle, lorsqu'elle était la main, la femme calme, posée, riche d'expérience, compatissante, adroite, à la main douce, prudente, a été pour votre mère comme un ange de Dieu. Et aussi après! ses soins dévoués n'étaient pas tout. La jeune mère encore avait toujours besoin de beaucoup de soins; insoucieuse comme elle l'était elle-même quand tout allait bien, et que son premier-né était sur son sein, et qu'elle avait fait et risqué tout ce qui pouvait mettre sa jeune vie en danger, et vous priver d'une mère avant que vous sussiez que vous en aviez une. Quant à ce qui vous concerne, jamais un étranger, dans la suite de votre vie, n'a eu autant de patience avec tous vos caprices du jour et de la nuit; jamais un ami (même un ami de l'art) ne vous a tant vanté en face; jamais aucun bienfaiteur n'a récolté de vous autant de mauvaise odeur, au lieu de reconnaissance. J'espère de tout cœur, monsieur, que vous saurez apprécier dignement ces inestimables services, près du lit d'accouchée de la femme de votre cœur, près du premier feu allumé pour votre premier fils.

Puisque le moment arrive où vous direz:--O ma Baakster, dite Baker! vous avez eu une bonne récompense; vous aviez beaucoup de notes à votre chant; les servantes vous haïssaient à cause de cela avec tout le feu d'une haine de parti; vous reçûtes un bon pourboire; vous faisiez disparaître, comme un nuage du matin, les gâteaux d'amandes et les pâtisseries moscovites de ma mère, mais vous étiez impayable. Vous aviez, si je puis le dire, vos préjugés, vos superstitions et vos caprices; vous n'étiez peut-être pas tout à fait exempte de médisance. Mais vos soins pleins de tendresse et de sollicitude vous donnaient des droits à une couronne. Dans mes jours d'enfance, dans toutes les écoles, dans tous les livres pour la jeunesse, on m'a toujours recommandé de tenir compte des devoirs de reconnaissance envers mes parents, mes instituteurs; mais à mes enfants j'inculquerai la reconnaissance envers leurs parents, leurs instituteurs et leurs gardes...

Et cela d'autant plus que le nombre des instituteurs en est augmenté par un maître de gymnastique.

Ce morceau semble ne parler que des bonnes bakers.

Hildebrand n'en a pas connu de mauvaises. Sa propre garde avait un mérite éminent. Il s'étonnera, pendant toute sa vie, qu'avec une telle garde il ne soit pas devenu quelque chose de supérieur à ce qu'il est.

1840.

FIN DES TYPES HOLLANDAIS,

ÉPILOGUE

ET

DÉDICACE À UN AMI

PREMIÈRE ÉDITION.

Mon excellent ami!

Lorsque je vis les précédentes pages imprimées, je compris qu'il y manquait encore quelque chose avant que je pusse les lancer dans le monde. D'abord j'avais eu l'idée d'écrire une acerbe préface contre tel ou tel auteur de mes collègues qui ne m'ont jamais fait de mal, mais contre lesquels j'avais une rancune ou dont j'étais jaloux. Mais comme je ne pus imaginer personne qui tombât dans ces termes, je dus bien renoncer à ce joli plan. Alors je me proposai de diriger de violentes attaques contre messieurs les critiques que je ne connais pas et qui me..., j'aurais pu dire,--ils devront conspuer. C'est un mot solennel et fort en usage chez les écrivains déçus. Mais il y avait mille chances contre une, qu'on me reprocherait d'avoir écrit ces attaques. Là-dessus, j'ai renoncé à toutes les choses odieuses, et ç'eût été mieux encore si je ne les avais pas laissées passer dans mon livre. Et comme j'avais eu le dessein de te dédier ce livre, je résolus enfin de fondre tout ce que j'avais à dire avec cette dédicace; et c'est pour cela que j'ai écrit cet épilogue. Dire quelque chose de désagréable maintenant me serait impossible, car comment cela pourrait-il se faire dans le voisinage de ton nom?

Tu sais comment j'ai réuni ces croquis. Ils ont été composés à des heures perdues, entre deux roues et sur l'eau, dans des promenades et dans d'ennuyeuses sociétés. Ils ont été écrits dans un moment où un autre ouvre son piano, ou fume sa pipe ou parle de don Carlos. Ils seront lus entre amis. Maintenant qu'ils sont réunis et vont être livrés au public, j'espère que le public les considérera comme tels. Quiconque n'aime pas Hildebrand ne doit pas le lire. Vous et d'autres amis d'université, vous l'entendrez bavarder et raconter, et y retrouverez beaucoup de ce que vous avez entendu de lui de vive voix. Ils se sont dispersés çà et là, ces excellents amis, avec leurs grades doctoraux respectifs, et je leur envoie ce livre comme un souvenir de nos agréables relations, et j'y ajoute mon cordial salut d'ami.

Qui est Hildebrand? Tout le monde le sait; il y en a parfois qui l'ont deviné avec beaucoup de perspicacité. Aussi n'en fais-je pas un secret, ni ne m'efforcé-je pas de me faire passer pour avoir quarante ans de plus que je n'ai, ou pour quarante fois meilleur que je ne suis. Que le bon public ne s'inquiète pas du nom; qu'importe qu'on s'appelle Jaap ou Hildebrand?

Mais le nom du livre lui-même m'a coûté beaucoup de peine. Il était très-difficile de mettre en ordre les différents morceaux sous une seule étiquette, et l'éditeur voulait avoir quelque chose que ne fût pas trop usé. Il est fort question aujourd'hui de la Camera obscura, et la citation de l'anonyme que j'ai placée à la première page montre avec quel droit j'ai osé mettre cet instrument en avant[1].

Parfois je m'imagine que cette liasse de papiers pourrait rendre quelques services au point de vue de notre bonne langue maternelle. Jusqu'ici, quant au style familier, elle n'a pas grand'chose d'attrayant. Je ne suis cependant pas le seul qui essaie de lui ôter son habit des dimanches et de la faire courir un peu plus naturellement. J'espère que je ne me serai pas permis trop de libertés, et demande pardon pour les fautes d'impression[2].

Ah! ah! les fautes d'impression sont une croix! À la page 12, il y a 19 au lieu de 17; à la page 13 (en bas), il y a (comment cela est-il possible?), onverschilligst (le plus indifférent), au lieu de onbillykst (le plus injuste). Je parie qu'il y a encore des centaines de fautes qui m'ont échappé! Mais il y en a une que je n'ai pas oubliée et qui me peine plus que toutes les autres: elle est à la page 160. Je sais aussi bien que vous qu'il est aussi sot de parler d'une paysanne skalksche (rusée), que de dire une paysanne geksche (folle), et qu'on peut dire aussi peu: Elle riait sckalks, que; Elle riait mals, et c'est pour cela que j'ai fait la jeune fille de la page 160, regarder schalk. Alors vint le compositeur, il secoua la tête et mit schalks. J'intervins et me fâchai contre le compositeur, j'enlevai l's, et je mis à côté le deleatur; je reçus une épreuve, j'étais obéi et donnai le bon à tirer. Alors je ne sais quelle main se glissa encore une fois dans l'épreuve et la gâta de nouveau. Je n'attaque pas trop cette main. Elle suivait l'exemple de beaucoup de mains et de mains habiles; mais je m'attriste, cher ami, qu'on soit devenu si inhabile dans notre belle langue maternelle, et si habitué à cette orthographe erronée qu'on chercherait en vain chez les anciens écrivains.

Voilà une longue histoire pour une seule faute d'impression. À la page 101, il y a bragt au lieu de bracht. Cela vient de la prétention d'épeler avec Bilderdyck. Pas de précipitation, mon digne ami, je vous en prie. Je respecte chacun qui suit avec conviction une autre règle d'épellation, comme je respecte l'habileté et les mérites de chacun. Mais nous demandons pour nous la même liberté que nous accordons aux autres: Hanc veniam petimusque damusque vicissim.

Mais, quelques fautes d'impression et autres qu'il y ait dans ce livre, et bien qu'elles puissent montrer l'inexpérience et l'incompétence d'Hildebrand à faire imprimer, à écrire ou à épeler, je sais que la dédicace de ce petit volume vous sera agréable. C'est du moins quelque chose, mon ami, et si le livre vous plaît, j'ose espérer qu'il plaira à la plupart. S'il vous ressemblait seulement un peu, il serait plein d'une observation spirituelle, gaie et bonne, qui n'hésite pas à se renfermer en soi-même; de ce bienveillant sourire qui n'a rien du ricanement; il aurait alors un ton d'agréable urbanité, qui fait qu'on se sent à son aise et qui enchaînerait le lecteur et l'occuperait, et le disposerait à une sereine satisfaction et une gravité sans affectation! C'est seulement un vœu, mon cher ami!

J'ai conservé la dédicace pour la fin. C'est bien contre l'ordre, mais il en est ainsi. Il y a tant de lecteurs qui commencent un livre par la dernière page, ce qui revient presque au même!

[Footnote 1: Voir cette citation dans l'introduction.]

[Footnote 2: Je ne doute pas qu'il ne se trouve des gens qui se plaindront de ce qu'il n'y a pas assez, d'accents circonflexes et de commas dans mon livre. J'avais songé à placer ici comme conclusion toute une page de ces signes, afin qu'on pût les distribuer sur les diverses pages à son gré; mais j'ai réfléchi, et en dernière analyse j'ai craint que cela ne fût trop joli.]

DEUXIÈME ÉDITION

Voilà ce que j'écrivais il y a six mois. Un seul mot encore.

On m'a reproché qu'il n'était pas bien d'avoir transformé l'ami auquel j'ai dédié mon livre, en un véritable patient, à propos de fautes d'impression. On s'est beaucoup ingénié à désigner les originaux des personnages que j'ai mis en scène, et que vu à ma grande satisfaction que dans chaque ville, que j'y sois jamais allé ou non, on m'a su nommer six ou sept personnes qu'on affirmait très-formellement avoir posé pour tel ou tel de mes portraits. Je ne croyais vraiment pas que, dans ce bas monde, tant de nurks et de stastok exhibassent leurs aimables qualités, et suis étonné du zèle obligeant qu'on met à les montrer du doigt. Toutefois, je ne puis interdire ce plaisir au bon public, ni m'en formaliser; mais je prends la liberté de rappeler les paroles de l'anonyme dans son livre toujours inédit, et de déclarer en conscience que ma Chambre obscure est toujours placée sans intention malicieuse, et que je ne la tourne ni la retourne, et ne lui imprime jamais le moindre mouvement avec le dessein de la pointer d'une façon indiscrète. Que je n'aie encore pu l'installer au sommet du Godesberg, ni sur le dôme de Milan, j'en suis particulièrement fâché pour ceux qui aiment les choses grandioses et étrangères; mais il est évident pour moi que le plus grand nombre s'est montré satisfait de mes petits tableaux, de mes tableaux hollandais. Il faut savoir que, grâce aux vivants et aux morts, nous connaissons si bien les étrangers, que ç'a été une chose pleine de charmes que de remarquer dans nous-mêmes nos propres changements.

Je saisis cette occasion pour m'excuser auprès d'un vieil ami que je connais depuis neuf ans, de l'accusation relative au Mouchoir bigarré de la page 4. Il a déclaré qu'il n'en avait jamais possédé un, et je soulage ma conscience en signalant ici sa rectification. Les acclamations des mères hollandaises pour l'éloge de leurs enfants, du professeur Vrolyk, à propos d'Une Ménagerie (bien que ce dernier morceau ne paraisse pas le meilleur), et surtout votre approbation, sont des augures favorables qui ne peuvent être que flatteurs pour moi.

Me demandez-vous maintenant si j'ai le dessein de parler encore au public dans ce genre d'écrire? Je réponds qu'après avoir reçu autant d'encouragements que je pouvais espérer d'en recevoir, il y aurait étrangeté et aussi véritable ingratitude à abandonner ce genre; attendez-vous donc avec le temps à de nouvelles représentations de la Chambre obscure, et toi, mon ami, accepte pour la seconde fois la dédicace de ce volume.

ANNEXE À LA TROISIÈME ÉDITION POUR FAIRE SUITE AUX PIÈGES PRÉCÉDENTES.

Près de douze ans se sont écoulés, et les nouvelles représentations promises n'ont pas eu lieu. Il y avait bien déjà, à l'époque de la promesse, quelques esquisses de prêtes; mais le jeu de la Camera obscura, par lequel elles devaient s'accroître de façon à atteindre aux proportions d'un volume, a été interrompu. Le temps d'incipere ludum était là d'une manière pressante. Je pouvais désormais mieux employer mon instrument.

Certains de mes amis assuraient que je n'avais eu depuis que peu ou rien: d'autres pensaient que l'instrument m'avait encore rendu de bons services. Si ce dernier fait est réel, il m'est permis de répéter l'adage: Non lusisse pudet.

Cependant un puissant intérêt a engagé les éditeurs à publier une nouvelle édition du petit livre d'Hildebrand, et ils exprimèrent le désir (le mot reste naturellement sur leur compte), de l'enrichir de ce qu'ils savaient être enfermé depuis longtemps en portefeuille. L'auteur devait-il refuser? C'eût été vraiment le lusisse pudet.

Je ne sais si les pièces publiées à cette occasion valent plus ou moins que les autres. Mais cela m'étonnerait, parce qu'elles sont toutes des produits d'un même esprit et d'un même temps. Il y a beaucoup de choses dans le volume complet que je t'offre maintenant pour la troisième fois, que je sentirais, considérerais et exposerais autrement. Beaucoup de choses ont perdu le mérite de l'à-propos. Mais je le donne tel qu'il est et pour ce qu'il est. Il faut juger les écrits d'après leur date; c'est toujours une excellente maxime. Si en ce moment je trouvais l'occasion d'employer la même forme d'écrire, je croirais être obligé à donner quelque chose de plus intéressant et de plus spirituel, et surtout qui atteste une plus profonde connaissance des hommes et une contemplation plus féconde de la vie. Si j'y étais impuissant, je devrais dire que j'ai vécu une douzaine d'années inutilement.

Mon digne ami, depuis que je t'ai dédié pour la première et la deuxième fois la plus grande de partie ces morceaux insignifiants, il s'est fait passablement de vide en nous et hors de nous. La vie est maintenant pour nous une chose claire; nous pouvons bien dire qu'elle nous est connue, et nous sommes fixés de différentes manières sur ce qu'elle a de sérieux et sur nous-mêmes. Il s'est éveillé des inquiétudes en nous, et il s'est fait sombre là-haut. Des larmes ont coulé dont notre joyeuse jeunesse, malgré toute la vivacité de son imagination, n'avait pas d'idée. Heureux si nous avons appris à connaître des joies et aussi des consolations dont la force et le bonheur n'avaient pas rempli nos jeunes cœurs! Ce sont elles: et les mêmes que notre joyeuse jeunesse nous a données, elle les a à sa disposition et elle les donne à qui en a besoin. Remercions Celui qui nous a donné un cœur pour tout sentir, un cœur auquel rien d'humain n'est étranger, et qui ne reste pas non plus sans émotion en présence des choses divines. Aussi dans ce temps de jeunesse de notre esprit que ce volume nous rappelle, nous restons de temps en temps muet, mis en contact avec le grand, avec le sublime. Le temps est venu d'y donner tout à fait notre cœur et de voir sous leur vraie lumière toutes choses, et avant tout, nous-mêmes. Non, la question n'est plus de jouer, mais bien de redevenir enfants. Et celui-là seulement est un enfant, dans lequel la force, la sagesse et la joie qui sont propres à l'homme se retrouvent!

FIN.

TABLE DES MATIÈRES.

AVANT-PROPOS

I. Les petits garçons II. Malheurs d'enfants III. Une ménagerie IV. Un homme désagréable dans le bois de Haarlem V. Humoristes VI. Le trekschnit, la diligence, le bateau à vapeur et le chemin de fer VII. Jouissance des plaisirs VIII. Les amis éloignés IX. L'hiver à la campagne X. Le progrès XI. L'eau XII. Enterrer! XIII. Une exposition de tableaux XIV. Le vent XV. Réponse à une lettre de Paris XVI. Antoine le chasseur

TYPES HOLLANDAIS.

I. Le batelier II. Le domestique du batelier III. Le barbier IV. Le cocher de louage V. La jeune fille du Brabant du nord VI. Le voiturier limbourgeois VII. Le pêcheur de Marken VIII. Le chasseur et le polsdrager IX. Le pêcheur à la ligne de Leyde X. La paysanne de la Hollande du nord XI. Le paysan de la Hollande du nord XII. La garde

Épilogue et dédicace à un ami Deuxième édition Annexé à la troisième édition pour faire suite aux pièces précédentes.

FIN DE LA TABLE.

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