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L'hiver, par le froid tout sommeille
Les oiseaux restent dans leurs nids
Faut donc que le printemps réveille
Les amoureux qu'il a transis.
L'amour qui, tout plein d'espérance
Jadis, s'allumait à leur voix
Aujourd'hui, souffle dans ses doigts
Pour s'échauffer en leur présence
Mais quand l'aubépin verdira
La la la la
Mais quand l'aubépin verdira
Rien qu'à son aspect on se renfflamera
Loriot
Fanchette
Bête ! puisque j'vas m'épouser avec Yvon
Loriot
Pourquoi qu'tu r'parles d'ces bêtises, là, alors ?
Fanchette
Ah ! ça ! Loriot, j'y pense... si c'te dame qui court après toi, vient t'chercher jusqu'ici... quosqu'y faudra faire ?
Loriot
Chut ! si elle vient ? c'qui n'aurait rien d'impossible... tu lui diras... tu n'lui diras rien... et tu m'préviendras.
Fanchette
Bon. (à part ; le menaçant) Ah ! tu veux m'en faire accroire... (haut) j'vas t'faire servir à déjeûner M Loriot.
Loriot
C'est ça, ma fille ! et qu'ça n'traîne pas. (Elle sort à gauche)