‹ La Chanson de l’aubépinChapitre 10 sur 17 · 2

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L'hiver, par le froid tout sommeille
Les oiseaux restent dans leurs nids
Faut donc que le printemps réveille
Les amoureux qu'il a transis.
L'amour qui, tout plein d'espérance
Jadis, s'allumait à leur voix
Aujourd'hui, souffle dans ses doigts
Pour s'échauffer en leur présence
Mais quand l'aubépin verdira
La la la la
Mais quand l'aubépin verdira
Rien qu'à son aspect on se renfflamera

Loriot

Fanchette

Bête ! puisque j'vas m'épouser avec Yvon

Loriot

Pourquoi qu'tu r'parles d'ces bêtises, là, alors ?

Fanchette

Ah ! ça ! Loriot, j'y pense... si c'te dame qui court après toi, vient t'chercher jusqu'ici... quosqu'y faudra faire ?

Loriot

Chut ! si elle vient ? c'qui n'aurait rien d'impossible... tu lui diras... tu n'lui diras rien... et tu m'préviendras.

Fanchette

Bon. (à part ; le menaçant) Ah ! tu veux m'en faire accroire... (haut) j'vas t'faire servir à déjeûner M Loriot.

Loriot

C'est ça, ma fille ! et qu'ça n'traîne pas. (Elle sort à gauche)

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