Chapitre 45 Quarante-cinquième lettre
Neuf heures du matin.
Les chants s’approchent ; ils viennent me chercher. Je ne veux pas que ces hommes montent ici. Je ne veux pas qu’ils voient vos lettres, qu’ils voient ce papier. Je ne veux pas qu’ils voient mes larmes.
Je vais les attendre sur le seuil ; l’âme reste avec vous, ils n’emporteront que le cadavre.
Adieu.
Le cri qu’a poussé la création tout entière à la mort de son Dieu n’est pas plus profond, plus déchirant, plus lamentable que celui que je jette sur la mort de notre amour.
Adieu ! adieu ! adieu !
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