LXVIII. - LXIX.
Parler d’amour, c’est faire l’amour.
Chez un amant, le désir le plus vulgaire se produit toujours comme l’élan d’une admiration consciencieuse.
Un amant a toutes les qualités et tous les défauts qu’un mari n’a pas.
Un amant ne donne pas seulement la vie à tout, il fait aussi oublier la vie: le mari ne donne la vie à rien.
Toutes les singeries de sensibilité qu’une femme fait abusent toujours un amant; et, là où un mari hausse nécessairement les épaules, un amant est en extase.