181.4 Ce que Pitou fait des louis trouvés dans le fauteuil de tante Angélique
On n’a pas oublié que c’était le lendemain qu’avait lieu à la criée la vente de la ferme de Billot et du château du comte de Charny.
On se souvient encore que la ferme était mise à prix à la somme de quatre cent mille francs, et le château à celle de six cent mille francs, en assignats.
Le lendemain venu, M. de Longpré acheta, pour un acquéreur inconnu, les deux lots moyennant la somme de treize cent cinquante louis d’or, c’est-à dire d’un million deux cent quarante-deux mille francs en assignats.
Il paya comptant.
Cela se passait le dimanche, veille du jour où devait avoir lieu le mariage de Catherine et de Pitou.
Ce dimanche-là, Catherine, de grand matin, était partie pour Haramont, soit qu’elle eût quelques dispositions de coquetterie à faire, comme en ont les femmes les plus simples la veille d’un mariage, soit qu’elle ne voulût pas demeurer à la ville pendant qu’on y vendait à la criée cette belle ferme où s’était écoulée sa jeunesse, où elle avait été si heureuse, où elle avait tant souffert !
Ce qui faisait que, le lendemain, à onze heures, toute cette foule rassemblée devant la porte de la mairie, plaignait et louait si fort Pitou d’avoir épousé une fille si complètement ruinée – laquelle, par-dessus le marché, avait un enfant qui, devant être un jour plus riche qu’elle, était encore plus ruiné qu’elle !
Pendant ce temps, M. de Longpré demandait, selon l’usage, à Pitou :
— Citoyen Pierre-Ange Pitou, prenez-vous pour votre femme la citoyenne Anne-Catherine Billot ?
Et à Catherine Billot :
— Citoyenne Anne-Catherine Billot, prenez-vous pour votre époux le citoyen Pierre-Ange Pitou ?
Et tous deux répondirent :
— Oui.
Alors, quand tous deux eurent répondu : « Oui », Pitou d’une voix pleine d’émotion, Catherine d’une voix pleine de sérénité ; quand M. de Longpré eut proclamé, au nom de la loi, que les deux jeunes gens étaient unis en mariage, il fit signe au petit Isidore de venir lui parler.
Le petit Isidore, posé sur le bureau du maire, alla droit à lui.
— Mon enfant, lui dit M. de Longpré, voici des papiers que vous remettrez à votre maman Catherine, lorsque votre papa Pitou l’aura reconduite chez elle.
— Oui, monsieur, dit l’enfant.
Et il prit les deux papiers dans sa petite main.
Tout était fini ; seulement, au grand étonnement des assistants, Pitou tira de sa poche cinq louis d’or, et, les remettant au maire :
— Pour les pauvres, monsieur le maire, dit-il.
Catherine sourit.
— Nous sommes donc riches ? demanda-t-elle.
— On est riche quand on est heureux, Catherine, répondit Pitou ; et vous venez de faire de moi l’homme le plus riche de la terre.
Et il lui offrit son bras, sur lequel s’appuya tendrement la jeune femme.
En sortant, on trouva toute cette foule que nous avons dit à la porte de la mairie.
Elle salua les deux époux par d’unanimes acclamations.
Pitou remercia ses amis, et donna force poignées de main ; Catherine salua ses amies, et distribua force signes de tête.
Pendant ce temps, Pitou tournait à droite.
— Où allez-vous donc, mon ami ? demanda Catherine.
En effet, si Pitou retournait à Haramont, il devait prendre à gauche par le parc.
S’il rentrait dans la maison de tante Angélique, il devait suivre tout droit, par la place du Château.
Où allait-il donc en descendant vers la place de la Fontaine ?
C’est ce que lui demandait Catherine.
— Venez, ma bien-aimée Catherine, dit Pitou ; je vous mène visiter un endroit que vous serez bien aise de revoir.
Catherine se laissa conduire.
— Où vont-ils donc ? demandaient ceux qui les regardaient aller.
Pitou traversa la place de la Fontaine sans s’y arrêter, prit la rue de l’Ormet, et, arrivé à l’extrémité, tourna par cette petite ruelle où, six ans auparavant, il avait rencontré Catherine sur son âne, le jour que, chassé par sa tante Angélique, il ne savait à qui demander l’hospitalité.
— Nous n’allons pas à Pisseleu, j’espère ? demanda Catherine en arrêtant son mari.
— Venez toujours, Catherine, dit Pitou.
Catherine poussa un soupir, suivit la petite ruelle, et déboucha dans la plaine.
Au bout de dix minutes de marche, elle était arrivée sur le petit pont où Pitou l’avait trouvée évanouie le soir du départ d’Isidore pour Paris.
Là, elle s’arrêta.
— Pitou, dit-elle, je n’irai pas plus loin.
— Oh ! mademoiselle Catherine, dit Pitou, jusqu’au saule creux seulement !
C’était le saule où Pitou venait chercher les lettres d’Isidore.
Catherine poussa un soupir, et continua son chemin.
Arrivée au saule :
— Retournons, dit-elle, je vous en supplie !
Mais Pitou, en posant la main sur le bras de la jeune fille :
— Encore vingt pas, mademoiselle Catherine, dit-il ; je ne vous demande que cela.
— Ah ! Pitou ! murmura Catherine, d’un ton de reproche si douloureux, que Pitou s’arrêta à son tour.
— Oh ! mademoiselle, dit-il, et moi qui croyais vous rendre si heureuse !
— Vous croyiez me rendre heureuse, Pitou, en me faisant revoir une ferme où j’ai été élevée, qui a appartenu à mes parents, qui devait m’appartenir, et qui, vendue hier, appartient maintenant à un étranger dont je ne sais pas même le nom.
— Mademoiselle Catherine, encore vingt pas ; je ne vous demande que cela !
En effet, ces vingt pas, en tournant l’angle d’un mur, démasquaient la grande porte de la ferme.
Sur la grande porte de la ferme étaient groupés tous les anciens journaliers, garçons de charrue, garçons d’écurie, filles de ferme, le père Clouïs en tête.
Chacun tenait un bouquet à la main.
— Ah ! je comprends, dit Catherine, avant que le nouveau propriétaire soit arrivé, vous avez voulu m’amener une dernière fois ici, pour que tous ces anciens serviteurs me fassent leurs adieux. Merci, Pitou !
Et, en quittant le bras de son mari et la main du petit Isidore, elle alla au-devant de ces braves gens, qui l’entourèrent et l’entraînèrent dans la grande salle de la ferme.
Pitou prit le petit Isidore entre ses bras – l’enfant tenait toujours les deux papiers dans sa main – et suivit Catherine.
La jeune femme était assise au milieu de la grande salle, se frottant la tête avec les mains, comme lorsqu’on veut s’éveiller d’un songe.
— Au nom de Dieu, Pitou, fit-elle, les yeux égarés et la voix fiévreuse, que me disent-ils donc ?… Mon ami, je ne comprends rien à ce qu’ils me disent !
— Peut-être les papiers que notre enfant va vous remettre vous en apprendront-ils davantage, chère Catherine, dit Pitou.
Et il poussa Isidore du côté de sa mère.
Catherine prit les deux papiers des petites mains de l’enfant.
— Lisez, Catherine, dit Pitou.
Catherine ouvrit un des deux papiers au hasard, et lut :
Je reconnais que le château de Boursonne et les terres en dépendant ont été achetés et payés par moi, hier, pour le compte de Jacques-Philippe-Isidore, fils mineur de Mlle Catherine Billot, et que c’est, par conséquent, à cet enfant que ledit château de Boursonne, et lesdites terres en dépendant appartiennent en toute propriété.
Signé : de Longpré,
maire de Villers-Cotterêts.
— Que veut dire cela, Pitou ? demanda Catherine. Vous devinez bien que je ne comprends pas un mot de tout cela, n’est-ce pas ?
— Lisez l’autre papier, dit Pitou.
Et Catherine, dépliant l’autre papier, lut ce qui suit :
Je reconnais que la ferme de Pisseleu et ses dépendances ont été achetées et payées par moi, hier, pour le compte de la citoyenne Anne-Catherine Billot, et que c’est, par conséquent, à elle que la ferme de Pisseleu et ses dépendances appartiennent en toute propriété.
Signé : de Longpré,
maire de Villers-Cotterêts.
— Au nom du Ciel ! s’écria Catherine, dites-moi ce que cela signifie, ou je vais devenir folle !
— Cela signifie, dit Pitou, que, grâce aux quinze cent cinquante louis d’or trouvés avant-hier dans le vieux fauteuil de ma tante Angélique, fauteuil que j’ai brisé pour vous chauffer, à votre retour de l’enterrement, la terre et le château de Boursonne ne sortiront pas de la famille de Charny, et la ferme et les terres de Pisseleu, de la famille Billot.
Et, alors, Pitou raconta à Catherine ce que nous avons déjà raconté au lecteur.
— Oh ! dit Catherine, et vous avez eu le courage de brûler ce vieux fauteuil, cher Pitou, quand vous aviez quinze cent cinquante louis pour acheter du bois !
— Catherine, dit Pitou, vous alliez rentrer ; vous eussiez été obligée d’attendre, pour vous chauffer, que le bois eût été acheté et apporté, et vous eussiez eu froid en attendant.
Catherine ouvrit ses deux bras : Pitou y poussa le petit Isidore.
— Oh ! toi aussi, toi aussi, cher Pitou ! dit Catherine.
Et, d’une seule et même étreinte, Catherine pressa sur son cœur son enfant et son mari.
— Oh ! mon Dieu ! murmura Pitou étouffant de joie, et en même temps donnant une dernière larme à la vieille fille ; quand on pense qu’elle est morte de faim et de froid ! Pauvre tante Angélique !
— Ma foi, dit un bon gros charretier à une fraîche et jolie fille de ferme, en lui montrant Pitou et Catherine, ma foi, en voilà deux qui ne me paraissent pas destinés à mourir de cette mort-là !
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1.Nous parlons toujours dans la conviction, ou du moins dans l’espérance où nous sommes que nos lecteurs d’aujourd’hui sont nos lecteurs d’hier, et, par conséquent, sont familiarisés avec nos personnages. Nous ne croyons donc pas que nous ayons besoin de leur rappeler autre chose, sinon que Mlle Andrée de Taverney n’est autre que la comtesse de Charny, la sœur de Philippe, et la fille du baron de Taverney Maison-Rouge.
1.Ces notes, retrouvées dans les papiers de Mirabeau, après sa mort, ont été recueillies depuis dans l’ouvrage publié par M. de Bacourt et qui jette un si grand jour sur les deux dernières années de la vie de Mirabeau.
1.Ce fut, en effet, l’accusation que ce misérable porta devant la Convention contre la reine.
1.« En ce pays, dit Puységur, on se sert d’une doloire qui est entre deux morceaux de bois ; quand on a la tête posée sur le bloc, quelqu’un lâche la corde, et cela descend et sépare la tête du corps. »
1.Nous reproduisons sans y changer une syllabe les propres paroles de Monsieur.
1.En 1790, on ne connaissait pas encore le sulfate de quinine, et l’on n’appliquait pas encore les sangsues derrière l’oreille. L’ordonnance du docteur Gilbert était donc aussi complète que le permettait l’état de la science à la fin du XVIIIe siècle.
1.Le Panthéon fut, depuis, l’objet de différents décrets : nous les citons sans commentaires les uns à côté des autres, ou plutôt les uns après les autres. Décret du 20 février 1806 :
(Le titre Ier de ce décret consacre l’église de Saint-Denis à la sépulture des empereurs.)
Titre II
Art. 7. – L’église Sainte-Geneviève sera terminée et rendue au culte, conformément à l’intention de son fondateur, sous l’invocation de sainte Geneviève, patronne de Paris.
Art. 8. – Elle conservera la destination qui lui avait été donnée par l’Assemblée constituante, et sera consacrée à la sépulture des grands dignitaires,des *grands officiers de l’Empire et de la couronne,*des sénateurs,des grands officiers de la Légion d’honneur,et, en vertu de nos décrets spéciaux, des citoyens qui, dans la carrière des armes ou de l’administration et des lettres auront rendu d’éminents services à la patrie ; leurs corps, embaumés, seront inhumés dans l’église.
Art. 9. – Les tombeaux déposés au Musée des monuments français seront transportés dans cette église, pour y être rangés par ordre de siècles.
Art. 10. – Le chapitre métropolitain de Notre-Dame, augmenté de six membres, sera chargé de desservir l’église de Sainte-Geneviève. La garde de cette église sera spécialement confiée à un archiprêtre choisi parmi les chanoines.
Art. 11. – Il y sera officié solennellement le 3 janvier, fête de sainte Geneviève ; le 15 août, fête de saint Napoléon et anniversaire de la conclusion du concordat ; le jour des Morts, et le premier dimanche de décembre, anniversaire du couronnement et de la bataille d’Austerlitz, et toutes les fois qu’il y aura lieu à des inhumations en exécution du présent décret. Aucune autre fonction religieuse ne pourra être exercée dans ladite église qu’en vertu de notre approbation.
Signé : Napoléon.
Contresigné : Champagny.
Ordonnance du 12 décembre 1821 :
Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre,
À tous ceux qui ces présentes verront, salut.
L’église que notre aïeul Louis XV avait commencé de faire élever, sous l’invocation de sainte Geneviève, est heureusement terminée ; si elle n’a pas encore reçu tous les ornements qui doivent couronner sa magnificence, elle est dans un état qui permet d’y célébrer le service divin. C’est pourquoi, afin de ne pas retarder davantage l’accomplissement des intentions de son fondateur, et de rétablir, conformément à ses vues et aux nôtres, le culte de la patronne dont notre bonne ville de Paris avait coutume d’implorer l’assistance dans tous ses besoins ;
Sur le rapport de notre ministre de l’intérieur, et notre Conseil entendu,
Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Article premier. – La nouvelle église fondée par le roi Louis XV en l’honneur de sainte Geneviève, patronne de Paris, sera incessamment consacrée à l’exercice du culte divin sous l’invocation de cette sainte. À cet effet, elle sera mise à la disposition de l’archevêque de Paris, qui la fera provisoirement desservir par des ecclésiastiques qu’il désignera.
Art. 2. – Il sera ultérieurement statué sur le service régulier et perpétuel qui devra y être fait et sur la nature du service.
Signé : Louis.
Contresigné : Siméon.
Ordonnance du 26 août 1830 :
Considérant qu’il est de la justice nationale et de l’honneur de la France que les grands hommes qui ont bien mérité de la patrie en contribuant à son honneur et à sa gloire reçoivent, après leur mort, un témoignage éclatant de l’estime et de la reconnaissance publiques.
Considérant que, pour atteindre ce but, les lois qui avaient affecté le Panthéon à une semblable destination doivent être remises en vigueur ;
Nous avons ordonné ce qui suit :
Article premier. – Le Panthéon sera rendu à sa destination primitive et légale. L’inscription Aux grands hommes la patrie reconnaissante sera rétablie sur le fronton. Les restes des grands hommes qui auront bien mérité de la patrie y seront déposés.
Art. 2. – Il sera pris des mesures pour déterminer à quelles conditions et dans quelle forme ce témoignage de la reconnaissance nationale sera décerné au nom de la patrie. Une commission sera immédiatement chargée de préparer un projet de loi à cet effet.
Art. 3. – Le décret du 20 février 1806 et l’ordonnance du 12 décembre 1821 sont rapportés.
Signé : Louis-Philippe.
Contresigné : Guizot.
Décret du 6 décembre 1851 :
Le président de la République,
Vu la loi du 4-10 avril 1791 ;
Vu le décret du 20 février 1806 ;
Vu l’ordonnance du 12 décembre 1821 ;
Vu l’ordonnance du 26 août 1830 ;
Décrète :
Article premier. – L’ancienne église de Sainte-Geneviève est rendue au culte, conformément à l’intention de son fondateur, sous l’invocation de sainte Geneviève, patronne de Paris. Il sera pris ultérieurement des mesures pour régler l’exercice permanent du culte catholique dans cette église.
Art. 2. – L’ordonnance du 26 août 1830 est rapportée.
Art. 3. – Le ministre de l’instruction publique et des Cultes et le ministre des Travaux publics sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera inséré auBulletin des Lois.
Signé : Louis-Napoléon.
Contresigné : Fortoul.
1.« L’histoire de ce moment tragique où le roi fût arrêté est et sera toujours imparfaitement connue : les principaux historiens du voyage de Varennes n’ont rien su que par ouï-dire. MM. de Bouillé père et fils n’étaient point là. MM. de Choiseul et de Goguelat n’arrivèrent qu’une heure après le moment fatal. M. Deslon plus tard encore. »(Michelet.)
1.Ce M. de Bouillé était Jules et non Louis de Bouillé, que nous avons déjà vu apparaître dans le cours de cette histoire, et qui a pénétré déguisé en garçon serrurier dans la forge du roi.
1.Cette double anecdote est racontée par Michelet, l’historien poétique et pittoresque. Il nomme même les deux héros ; la majesté de son récit le lui permettait.
1.Nous copions dans la relation de l’un des gardes du corps qui préparèrent la fuite de Varennes, et qui accompagnèrent le roi dans sa fuite, les propres paroles de Marie-Antoinette.
1.Michelet. – Si j’étais obligé de citer notre grand historien chaque fois que je lui emprunte quelque chose, nos lecteurs trouveraient son nom au bas de chacune de nos pages.
1.Mangeons et buvons ; car nous mourrons demain !
1.Nous verrons plus tard, dans L’Histoire de la Révolution du 10 Août, que deux cents hommes furent fusillés par le peuple comme voleurs.
1.Nous avons vu cette justice populaire se renouveler, à l’endroit des voleurs, en 1830 et en 1848.
2.Lire Michelet, le véritable, le seul historien du peuple.
1.Nous n’avons pas le moins du monde l’intention de glorifier Manuel, un des hommes les plus attaqués de la Révolution : nous avons l’intention seulement de dire la vérité.
1.Voir Michelet, le seul historien qui ait porté la lumière dans les sanglantes ténèbres de septembre. Voir aussi, à la Préfecture de police, l’acte que nous citons, et que notre savant ami M. Labat, archiviste, se fera un plaisir de montrer aux curieux comme il l’a montré à nous.
1.Voir aux archives de la police, l’enquête sur le 2 septembre.
1.Cléry était valet de chambre du dauphin.
1.Voir Le Chevalier de Maison-Rouge, qui fait suite à La Comtesse de Charny.
Une édition
Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.