‹ La comtesse de Charny Tome IIChapitre 49 sur 49 · Télécharger la suite :

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1.En 1790, on ne connaissait pas encore le sulfate de quinine, et l’on n’appliquait pas encore les sangsues derrière l’oreille. L’ordonnance du docteur Gilbert était donc aussi complète que le permettait l’état de la science à la fin du XVIIIe siècle.

1.Le Panthéon fut, depuis, l’objet de différents décrets : nous les citons sans commentaires les uns à côté des autres, ou plutôt les uns après les autres. Décret du 20 février 1806 :

(Le titre Ier de ce décret consacre l’église de Saint-Denis à la sépulture des empereurs.)

Titre II

Art. 7. – L’église Sainte-Geneviève sera terminée et rendue au culte, conformément à l’intention de son fondateur, sous l’invocation de sainte Geneviève, patronne de Paris.

Art. 8. – Elle conservera la destination qui lui avait été donnée par l’Assemblée constituante, et sera consacrée à la sépulture des grands dignitaires,des *grands officiers de l’Empire et de la couronne,*des sénateurs,des grands officiers de la Légion d’honneur,et, en vertu de nos décrets spéciaux, des citoyens qui, dans la carrière des armes ou de l’administration et des lettres auront rendu d’éminents services à la patrie ; leurs corps, embaumés, seront inhumés dans l’église.

Art. 9. – Les tombeaux déposés au Musée des monuments français seront transportés dans cette église, pour y être rangés par ordre de siècles.

Art. 10. – Le chapitre métropolitain de Notre-Dame, augmenté de six membres, sera chargé de desservir l’église de Sainte-Geneviève. La garde de cette église sera spécialement confiée à un archiprêtre choisi parmi les chanoines.

Art. 11. – Il y sera officié solennellement le 3 janvier, fête de sainte Geneviève ; le 15 août, fête de saint Napoléon et anniversaire de la conclusion du concordat ; le jour des Morts, et le premier dimanche de décembre, anniversaire du couronnement et de la bataille d’Austerlitz, et toutes les fois qu’il y aura lieu à des inhumations en exécution du présent décret. Aucune autre fonction religieuse ne pourra être exercée dans ladite église qu’en vertu de notre approbation.

Signé : Napoléon.

Contresigné : Champagny.

Ordonnance du 12 décembre 1821 :

Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre,

À tous ceux qui ces présentes verront, salut.

L’église que notre aïeul Louis XV avait commencé de faire élever, sous l’invocation de sainte Geneviève, est heureusement terminée ; si elle n’a pas encore reçu tous les ornements qui doivent couronner sa magnificence, elle est dans un état qui permet d’y célébrer le service divin. C’est pourquoi, afin de ne pas retarder davantage l’accomplissement des intentions de son fondateur, et de rétablir, conformément à ses vues et aux nôtres, le culte de la patronne dont notre bonne ville de Paris avait coutume d’implorer l’assistance dans tous ses besoins ;

Sur le rapport de notre ministre de l’intérieur, et notre Conseil entendu,

Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :

Article premier. – La nouvelle église fondée par le roi Louis XV en l’honneur de sainte Geneviève, patronne de Paris, sera incessamment consacrée à l’exercice du culte divin sous l’invocation de cette sainte. À cet effet, elle sera mise à la disposition de l’archevêque de Paris, qui la fera provisoirement desservir par des ecclésiastiques qu’il désignera.

Art. 2. – Il sera ultérieurement statué sur le service régulier et perpétuel qui devra y être fait et sur la nature du service.

Signé : Louis.

Contresigné : Siméon.

Ordonnance du 26 août 1830 :

Considérant qu’il est de la justice nationale et de l’honneur de la France que les grands hommes qui ont bien mérité de la patrie en contribuant à son honneur et à sa gloire reçoivent, après leur mort, un témoignage éclatant de l’estime et de la reconnaissance publiques.

Considérant que, pour atteindre ce but, les lois qui avaient affecté le Panthéon à une semblable destination doivent être remises en vigueur ;

Nous avons ordonné ce qui suit :

Article premier. – Le Panthéon sera rendu à sa destination primitive et légale. L’inscription Aux grands hommes la patrie reconnaissante sera rétablie sur le fronton. Les restes des grands hommes qui auront bien mérité de la patrie y seront déposés.

Art. 2. – Il sera pris des mesures pour déterminer à quelles conditions et dans quelle forme ce témoignage de la reconnaissance nationale sera décerné au nom de la patrie. Une commission sera immédiatement chargée de préparer un projet de loi à cet effet.

Art. 3. – Le décret du 20 février 1806 et l’ordonnance du 12 décembre 1821 sont rapportés.

Signé : Louis-Philippe.

Contresigné : Guizot.

Décret du 6 décembre 1851 :

Le président de la République,

Vu la loi du 4-10 avril 1791 ;

Vu le décret du 20 février 1806 ;

Vu l’ordonnance du 12 décembre 1821 ;

Vu l’ordonnance du 26 août 1830 ;

Décrète :

Article premier. – L’ancienne église de Sainte-Geneviève est rendue au culte, conformément à l’intention de son fondateur, sous l’invocation de sainte Geneviève, patronne de Paris. Il sera pris ultérieurement des mesures pour régler l’exercice permanent du culte catholique dans cette église.

Art. 2. – L’ordonnance du 26 août 1830 est rapportée.

Art. 3. – Le ministre de l’instruction publique et des Cultes et le ministre des Travaux publics sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera inséré auBulletin des Lois.

Signé : Louis-Napoléon.

Contresigné : Fortoul.

1.« L’histoire de ce moment tragique où le roi fût arrêté est et sera toujours imparfaitement connue : les principaux historiens du voyage de Varennes n’ont rien su que par ouï-dire. MM. de Bouillé père et fils n’étaient point là. MM. de Choiseul et de Goguelat n’arrivèrent qu’une heure après le moment fatal. M. Deslon plus tard encore. »(Michelet.)

1.Ce M. de Bouillé était Jules et non Louis de Bouillé, que nous avons déjà vu apparaître dans le cours de cette histoire, et qui a pénétré déguisé en garçon serrurier dans la forge du roi.

Une édition

Achevé d'imprimer en France le 5 Novembre 2016.

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