‹ La Coupe, Lupo Liverani, Le Toast, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à ParisChapitre 25 sur 46 · Scène XIII.

Scène XIII.

ANGELO, LE CHEF DES SBIRES, entrant avec précaution.

ANGELO.

Eh bien ?

LE CHEF.

Nous sommes maîtres de tous les passages. Tous les valets sont gardés à vue. Seul, Lupo nous échappe.

ANGELO.

Déjà ? C’est impossible. Il était là tout à l’heure !

LE CHEF.

Ce château est, dit-on, rempli de secrets et d’embûches. En nous apercevant, Lupo a eu le temps de se cacher. Ses domestiques lui sont dévoués. Personne ne le trahira. J’ai peu d’hommes avec moi, et ils ne sont pas rassurés.

ANGELO.

Menacez-les !

LE CHEF, avec importance.

Nous connaissons notre état.

ANGELO.

Je le connais mieux que vous.

LE CHEF.

Alors tâchez de pénétrer dans l’épaisseur de ces murs et d’y saisir l’ennemi.

ANGELO.

C’est inutile ; faites-le appeler.

LE CHEF.

Par qui ?

ANGELO.

Par son père.

LE CHEF.

Il l’aime, dit-on, plus que sa vie ; il n’y consentira jamais. (Angelo lui dit un mot à l’oreille.) Je ne puis, il faudrait des ordres.

ANGELO.

Je vous en donne, moi !

LE CHEF.

Appartenez-vous au Saint-Office ?

ANGELO, lui montrant le parchemin.

En voici la preuve.

LE CHEF.

Ce n’est pas une raison pour ordonner…

ANGELO.

La tête du brigand est mise à prix. Je prends tout sur moi, et je vais vous aider. (Ils sortent par la droite.)