ACTE TROISIÈME. · Scène PREMIÈRE.
LUPO.
Me voilà seul, et j’ai brûlé mes vaisseaux I La destinée m’amène en ce lieu maudit où m’attend ma première lâcheté ! Seul, aux aguets, comme le renard cauteleux qui guette une misérable proie, le loup redouté va combattre sans péril et sans gloire ! et dire qu’il le faut ! que ce qui reste en moi d’humain me commande cette infamie ! mon père, si tu me voyais agir pour toi de la sorte, tu préférerais tendre la main ou travailler à casser les pierres du chemin ! Mais qui donc ose gravir ce sentier, en tirant un maigre cheval par la bride ? Malheureux, rends grâce à ton piteux équipage, tu n’es pas le gibier qu’il me faut ! — Que fait-il ? il m’a vu et il vient à moi ! Roland ?