Scène XIII.
Les prédédens ; DIKSON.
DIKSON, qui a entendu les derniers mots.
Si monsieur, c’est vrai, c’est ma femme ; et ce n’est pas bien à vous de venir élever des doutes sur ce sujet-là, après tout le tort que vous m’avez déjà fait !
JENNY.
DIKSON.
Ils prétendent tous dans le pays que cette nuit la dame blanche lui est apparue, et qu’elle lui a donné ce château et plusieurs millions : or, c’est à moi que tout ça revenait si hier au soir je n’avais pas cédé ma place.
JENNY.
Là, qu’est-ce que je te disais ! ce que c’est que d’être poltron !
DIKSON.
C’est toi, au contraire, qui m’as empêché d’y aller.
JENNY.
Est-ce que tu devais m’écouter ? le devoir d’une femme c’est d’avoir peur ; mais un homme, c’est différent.
DIKSON.
Nos devoirs sont les mêmes.
GEORGES, passant entre eux.
Doucement, mes amis, ne vous fâchez pas, je ne tiens pas au château ; et, s’il vous fait grande envie, je vous l’abandonne.
DIKSON, avec joie.
Il serait possible !
GEORGES.