‹ La Duchesse de ChâteaurouxChapitre 30 sur 47 · Scène X.

Scène X.

LES MÊMES, LE DUC DE RICHELIEU, SEIGNEURS DE LA COUR.

LE DUC, très-ému. Monsieur de Maurepas !… Où est-il ?

MAUREPAS., vivement. Me voici ; qu’est-il arrivé ?

LE DUC. Le roi est fort mal !

TOUS. Grand Dieu !…

LE DUC. Il est tombé sans connaissance au moment où l’archevêque entonnait le Te Deum.

MAUREPAS. Ah ! quelques traîtres, sans doute ?

LE DUC. Non ; les médecins assurent que cet évanouissement est la suite des fatigues d’une marche forcée. Le roi a fait hier une longue course à cheval par un soleil brûlant ; il avait déjà la fièvre, et l’on craint que cette fièvre ne soit pernicieuse. Les princes vous demandent d’expédier sur-le-champ un courrier à la reine et à monsieur le dauphin pour qu’ils viennent au plus vite : la situation ne permet aucun retard.

MAUREPAS. Mais où a-t-on transporté le roi ?

LE DUC. Ici près, dans son appartement. L’évêque de Soissons, les princes, sont avec lui ; ce sont eux qui m’envoient vers vous.

MAUREPAS. Je cours exécuter leurs ordres.

Il sort.

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