II
Silence! Écoutons:
O'er the glad waters of the dark blue sea, Our thoughts as boundless, and our souls as free, Far as the breeze can bear, the billows foam, Survey our empire, and behold our home! These are our realms, no limits to their sway, Our flag the sceptre all who meet obey, Ours the wild life in tumult still to range From toil to rest, and joy in every change...
Des applaudissements frénétiques accueillent ces paroles lancées comme un défi à la fureur de la nature.
Qui ose porter cet insolent cartel?
Paix! le chant continue:
Oh! who can tell? not thou luxurious slave! Whose soul would sicken over the heaving wave; Not thou, vain lord of wantonness and case! Whom slumber soothes not pleasure cannot please. Oh! who can tell? save he whose heart hath tried, And danced in triumph o'er the waters wide. The exulting sense the pulse's maddening play, That thrills the wanderer of that trackless way?[27]
[Note 27: Voici la traduction aussi littérale que possible de ce morceau:
«Sur Fonde joyeuse de la mer azurée, sans bornes comme notre esprit et nos âmes, aussi loin que peut souffler la brise, et que la vague écumante peut mugir, contemplez notre empire, voyez notre demeure! C'est là qu'est notre royaume; sa domination n'a pas de limites. Notre sceptre est le drapeau auquel tous doivent obéir. Notre vie errante est de toujours passer du travail au repos que la joie accompagne à chaque changement. Oh! qui peut le dire! Ce n'est pas toi esclave de la luxure! toi dont l'âme tremble à l'aspect de la vague qui s'élance, ni toi, seigneur vaniteux, adonné au libertinage et à la paresse! toi que le sommeil ne calme pas. Oh! qui peut le dire! si ce n'est celui qui l'a essayé, qui a été bercé en triomphe sur l'immense sein des mers, qui a senti cette émotion enivrante, cette pulsation accélérée qui fait battre le coeur du voyageur qui sillonne les eaux sans laisser de traces.»]
Les applaudissements redoublent, et la nuit est toujours aussi noire que l'aile d'un corbeau, plus affreuse qu'une légende allemande.
Vous entendez le craquement des vaisseaux qui s'entre-choquent, le grincement de leurs chaînes le sifflement des rafales dans leurs agrès, et, par-dessus tout, le grondement rauque et formidable des éléments en furie.