‹ La fugitiveChapitre 31 sur 77 · VI

VI

O Sakhi[1], ma peine est sans bornes. Août s’en vient chargé de lourds nuages et ma demeure reste solitaire.

[1] Amie.

L’orage menace, le sol détrempé se ravine; mon amour s’attarde au loin... Mon âme est défaillante d’angoisse.

J’entends le cri des paons et le coassement des grenouilles. L’ombre, à présent, m’envahit toute!

Vidyapati[2] demande: «Jeune femme, comment passeras-tu tes jours et tes nuits sans ton Seigneur?»

[2] Le nom du poète.

Page 1