‹ La fugitiveChapitre 35 sur 77 · XI - XII

XI - XII

Je me suis arrêtée au bord de la route; si ma présence ne t’est pas douce je n’irai pas plus avant.

Si tu n’as pas besoin de mon amour laisse-moi te quitter ici. Je ne mendierai plus un seul de tes regards, si les miens t’importunent.

La poussière et la lumière crue de midi m’aveuglent, mais au bord de la route j’attendrai que ton cœur, peut-être, revienne chercher le mien.

Par votre haleine je m’exhale en vivantes notes de joie ou de douleur.

Je suis une avec votre chant, qu’il soit matinal ou nocturne, qu’il se glisse parmi les rayons du soleil ou parmi les ombres du soir.

Si je devais me perdre toute dans l’envol de ce chant je n’en ressentirais nulle peine tant cette mélodie m’est chère!

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