‹ La Panhypocrisiade, ou le spectacle infernal du seizième siècleChapitre 70 sur 80 · L'ÉPOUX.

L'ÉPOUX.

Ta pudeur, je le crois, rejetterait ses vœux: Mais quoi? les souverains sont prompts à tout enfreindre; S'ils ne se font aimer, ils se font bientôt craindre: Je sais que la vertu, leur résistant d'abord, Contre leurs vains desirs tente un rebelle effort; Mais enfin leur discours revient à la pensée: On rappelle chez soi la fortune chassée; D'un rang privé d'honneurs on est bientôt confus; On se peint les dangers d'un scrupuleux refus, Tous les biens, la splendeur, et la magnificence, Qui d'un tendre retour suivraient la complaisance; Et ces nobles rigueurs qu'inspirait la fierté Ne paraissent qu'orgueil, ou puérilité. Alors se renouvelle une offre séductrice; On cède; et pour jamais victime d'un caprice, Aux regards du public on flétrit sa beauté Qui du fidèle hymen parait la chasteté, Et l'époux malheureux, que le chagrin surmonte, En un luxe outrageant voit reluire sa honte. Ah! fuyons! mon amour te le commande enfin.

LA FERRONNIÈRE.

La nuit m'effraye.... Attends le retour du matin.