L’OUVRAGE EST COMPLET EN TROIS SÉRIES.
Madame de Maintenon institutrice, extraits de ses lettres, avis, entretiens et proverbes sur l’Éducation, avec une introduction, un vol. in-12 orné d’un portrait, 2e édition, broché. 1 50 Corneille, un vol. in-8º illustré, 7e édit., br. 1 50 La Fontaine, un vol. in-8º illustré, 8e édit., broché. 1 50 Voltaire, un vol. in-8º illustré, 2e édition, broché. 1 50
Ces trois derniers ouvrages font partie de la _Collection des Classiques populaires_ dirigée par M. Émile Faguet.
AVANT-PROPOS
Je voudrais étudier les différentes questions politiques qui nous préoccupent, qui nous divisent et qui nous ruinent depuis cent vingt ans, ou du moins les plus importantes, dans les trois hommes les plus considérables du XVIIIe siècle. Que leur influence ait été grande sur la Révolution, c’est ce qui a été incontestable, c’est ce qui a été très contesté et c’est ce qu’en définitive je ne crois pas. Mais elle l’a été sur tout le XIXe siècle d’une manière éclatante, et c’est comme à la lumière de leurs écrits qu’on a interprété de différentes façons la Révolution française et qu’on a décidé, en différents sens, de la manière dont on devait la continuer. Une étude diligente de leurs idées, continuellement comparées entre elles, a donc peut-être quelque intérêt.
Je dis continuellement comparées entre elles. Ce qui suit n’est pas une étude sur Montesquieu, suivie d’une étude sur Rousseau à laquelle s’ajoute une étude sur Voltaire. C’est une manière de cours de politique, incomplet à la vérité, dans lequel, sur chaque question, je demande son avis successivement à Montesquieu, à Rousseau et à Voltaire. Je suis cet ordre, parce que Montesquieu est le premier en date, et parce que Voltaire s’est occupé de politique quand depuis longtemps Rousseau ne s’en occupait plus.
Comme il est naturel d’après ce qui précède, il y aura sans doute plus de Voltaire, de Montesquieu et de Rousseau que de moi dans ce qui suit. Je ne saurais que m’en féliciter. Il y a quelque chance pour que le meilleur de mes ouvrages soit celui où il y aura le moins de mon cru.
25 mars 1902.
LA POLITIQUE COMPARÉE
DE
MONTESQUIEU, ROUSSEAU ET VOLTAIRE