‹ La suivanteChapitre 17 sur 50 · Scène V

Scène V

Florame, Daphnis

Florame

C’est à vous maintenant d’ordonner mon supplice,

Sûre que sa rigueur n’aura point d’injustice.

Daphnis

Vous voyez qu’Amarante a pour vous de l’amour,

Et ne manquera pas d’être tôt de retour.

Bien que je pusse encore user de ma puissance,

Il vaut mieux ménager le temps de son absence.

Donc, pour n’en perdre point en discours superflus,

Je crois que vous m’aimez ; n’attendez rien de plus :

Florame, je suis fille, et je dépends d’un père.

Florame

Mais de votre côté que faut-il que j’espère ?

Daphnis

Si ma jalouse encor vous rencontrait ici,

Ce qu’elle a de soupçons serait trop éclairci.

Laissez-moi seule, allez.

Florame

Se peut-il que Florame

Souffre d’être sitôt séparé de son âme ?

Oui, l’honneur d’obéir à vos commandements

Lui doit être plus cher que ses contentements.

q

Page 1