‹ L’AdieuChapitre 5 sur 34 · Non, tu ne m’as rien emporté

Non, tu ne m’as rien emporté

Non, tu ne m’as rien emporté !
C’est encor moi qui te possède ;
J’ai gardé toute ta beauté ;
À nul autre je ne te cède !
Écoute ! L’homme à qui tes bras
Ouvrent le ciel de tes caresses,
Quoi qu’il fasse, ne t’aura pas,
Ô la plus belle des maîtresses !
J’ai mis à l’abri mes trésors
Comme un avare statuaire ;
Et la merveille de ton corps
A mon âme pour sanctuaire.

Page 1