‹ Le Cantique de l'AileChapitre 26 sur 69 · VII

VII

Donc, tout l’Insecte, avec ses métiers et ses lois, Sa vrille ou son archet, sa truelle ou son sabre, Fut saisi par les yeux du fin visage glabre; Mais nul or n’est resté des élytres aux doigts!

France, compteras-tu sur un geste suédois Lorsqu’un auguste seuil, peut-être, se délabre? Tu ne peux ignorer la vieillesse de Fabre, Et que tu n’as pas fait pour lui ce que tu dois.

C’est chez nous que, les yeux s’émoussant au mystère, Il a passé sa vie agenouillé par terre; Et s’il chancelle en se relevant, c’est à nous

De lui tendre les mains et, dans l’ombre tombée, Pendant qu’il rêve encor de quelque scarabée, D’essuyer doucement la terre à ses genoux!