‹ Le féminisme français II: L'émancipation politique et familiale de la femmeChapitre 117 sur 184 · CHAPITRE II

CHAPITRE II

Éducation maternelle

SOMMAIRE

I.--VERTU ÉDUCATRICE DE LA MÈRE.--SES QUALITÉS ADMIRABLES.--SES TENDRESSES EXCESSIVES--FAIBLESSE DE LA MÈRE POUR SON FILS, FAIBLESSE DU PÈRE POUR SA FILLE.

II.--LES PARENTS AIMENT MAL LEURS ENFANTS.--L'ÉDUCATION DOIT SE CONFORMER AUX CONDITIONS NOUVELLES DE LA VIE.

III.--ÉDUCATION DES FILLES PAR LES MÈRES.--SUPÉRIORITÉ DE L'ÉDUCATION MATERNELLE SUR L'ÉDUCATION PATERNELLE.

IV.--CE QU'UNE MÈRE TRANSMET À SES FILS.--L'ENFANT EST LE CHEF-D'OEUVRE DE LA FEMME.

Me sera-t-il permis de vanter les qualités ménagères et les vertus maternelles de la femme? Certaines «intellectuelles» s'imaginent que l'homme ne célèbre leurs aptitudes domestiques que pour mieux rabaisser leurs capacités cérébrales. Il faut pourtant bien observer,--sans qu'il entre dans ma pensée de diminuer leurs autres talents,--que la maternité est la vocation suprême de leur sexe, et que l'enfance est un petit monde qu'elles gouvernent avec une compétence particulière.