‹ Le jardinier d'amourChapitre 23 sur 80 · XXII - XXIII

XXII - XXIII

Quand rapidement elle passa près de moi, le bout de sa robe me frôla.

Comme d’une île inconnue vint de son cœur une soudaine et chaude brise de printemps.

Un souffle fugitif me caressa, et s’évanouit, tel s’envole au vent le pétale arraché à la fleur.

Il tomba sur mon cœur comme un soupir de son corps et un murmure de son âme.

Paresseuse, pourquoi restes-tu là à jouer avec tes bracelets?

Remplis ta cruche, il est temps pour toi de rentrer.

· · ·

Paresseuse, pourquoi de tes mains agites-tu l’eau, tandis que ton regard capricieux s’amuse à chercher quelqu’un sur la route.

Remplis ta cruche et rentre à la maison.

· · ·

La matinée s’achève. L’eau sombre s’épanche.

Les vagues paresseuses rient et chuchotent entre elles en jouant.

Les nuages errants s’amoncellent à l’horizon sur les collines lointaines.

Ils s’attardent paresseusement à regarder ton visage et s’amusent à lui sourire.

Remplis ta cruche et rentre à la maison.

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