‹ Le jardinier d'amourChapitre 38 sur 80 · XXXIX

XXXIX

Toute la matinée, j’essayai de tresser une couronne, mais les fleurs glissaient et s’échappaient de mes doigts.

Vous étiez là assise et vous m’examiniez du coin de l’œil.

Demandez à cet œil sombre de malice, à qui la faute.

· · ·

J’essaye de chanter une chanson, mais c’est en vain.

Un sourire caché tremble sur vos lèvres; demandez-lui la raison de mon insuccès.

Laissez vos lèvres souriantes dire comment ma voix s’est perdue dans le silence, telle une abeille ivre au sein d’un lotus.

· · ·

C’est le soir; il est l’heure pour les fleurs de clore leurs pétales.

Laissez-moi m’asseoir à vos côtés et ordonnez à mes lèvres d’accomplir leur office dans le silence de la nuit, à la clarté diffuse des étoiles.

Page 1