LX - LXI
Dans le tourbillon et le fracas de la vie, ô Beauté taillée dans la pierre, tu restes muette et tranquille, solitaire et lointaine.
A tes pieds l’éternel Amour murmure: «parle, parle-moi mon adorée; parle, ma bien-aimée.»
Mais tes paroles restent figées dans la pierre, ô insensible Beauté.
Paix, mon cœur, que l’heure de la séparation soit douce;
Que ce ne soit pas une mort, mais un accomplissement.
Vivons du souvenir de notre amour et que notre douleur se change en chansons.
Que l’envolement dans le ciel finisse par le repliement des ailes sur le nid.
Que la dernière étreinte de nos mains soit aussi douce que la fleur de la nuit.
Attarde-toi, belle fin de notre amour et dis-nous dans le silence, tes dernières paroles.
Je m’incline et j’élève ma lampe pour éclairer ta route.