III
Nous avons rencontré un Bernard, qui probablement n'avait pas trouvé de coquille à sa convenance, blotti dans une vieille Éponge.
Nous en avons découvert un autre installé dans un morceau de pierre ponce.
Au Jardin zoologique d'acclimatation, il existait, en juillet 1861, un Bernard qui avait introduit son abdomen dans une Anémone de mer vivante. Il la traînait avec lui, bon gré mal gré, partout où il lui plaisait. L'Anémone, quand elle n'était pas trop secouée, étalait paisiblement les rayons de sa collerette, et semblait presque habituée à l'occupation de sa poche digestive. Cependant elle ne mangeait pas! Les déjections du Bernard lui servaient-elles d'aliment? Comment l'estomac de l'Anémone n'exerçait-il aucune action dissolvante sur la queue et sur le ventre du Bernard? Toujours des faits qui embarrassent la science!