‹ Le roi VoltaireChapitre 54 sur 60 · II.

II.

POÉSIES INÉDITES DE VOLTAIRE.

Je connais plus de dix volumes de poésies et lettres de Voltaire que je n'ai vues imprimées dans aucune édition des œuvres de l'illustre poëte. Pourquoi ne pas les publier? pourquoi les publier? les lettres ni les poésies ne changeraient rien à l'esprit ni à la renommée de Voltaire. C'est toujours la monnaie bien frappée de cet or un peu pâle qui renferme si peu d'alliage. Mais cette même monnaie n'enrichirait guère le trésor de Fernex.

Je ne donne ici que les vers et les lettres qui peignent quelques heures oubliées ou inconnues de la jeunesse de Voltaire. Je n'ai pas tous les autographes de ces pages inédites, je n'ai pour le plus grand nombre que des copies du temps. Mais que ceux qui ne reconnaîtront plus Voltaire me jettent la première pierre.

Je commence par deux franches épigrammes:

J. B. ROUSSEAU.

Pauvre Rousseau, vétéran rimailleur, Comme on te berne, hélas! comme on se moque De tes écrits! que je plains ta douleur! Des gens de bien la haine réciproque Était ton lot, mais sur le ton railleur Tout honnête homme aujourd'hui te provoque. Ton temps n'est plus; l'hiver n'a point de fleur; Quitte la rime, Apollon te révoque: Il t'aima peintre, et te hait barbouilleur.

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