‹ Le Roman Comique du Chat NoirChapitre 11 sur 16 · I - II

I - II

Un jour le Grand Sâr Péladan-Joséphin, Las de voir tomber dans sa soupe Ses cheveux crépus, vierges du peigne fin, Cria: «Je veux qu'on me les coupe»;

Or, il advint que dans Paris Ces mots n'ayant pas été très bien compris, Chacun crut que l'illustre Sâr Voulait être un autre Abeilard.

Au faubourg Germain plus d'un cœur fit tic-tac, Et de très nobles douairières, Ainsi que Monsieur de Montesquiou Fezensac, Avec raison s'en alarmèrent. Avec soin le Sâr fut suivi, Mais on s'rassura bien vit' lorsqu'on le vit Qu'i' s'faisait tondr' ras comme un œuf Sur un' des berges du Pont-Neuf.

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