TROISIÈME PARTIE.
CHAP. Ier.--Qui fait l'ouverture de cette troisième partie.
CHAP. II.--Où vous verrez le dessein de Ragotin.
CHAP. III.--Dessein de Leandre, harangue et reception de Ragotin à la troupe comique.
CHAP. IV.--Départ de Leandre et de la troupe comique pour aller à Alençon; disgrâce de Ragotin.
CHAP. V.--Ce qui arriva aux comédiens entre Vivain et Alençon; autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. VI.--Mort de Saldagne.
CHAP. VII.--Suite de l'histoire de la Caverne.
CHAP. VIII.--Fin de l'histoire de la Caverne.
CHAP. IX.--La Rancune desabuse Ragotin sur le sujet de l'Etoile, et l'arrivée d'un carrosse plein de noblesse, et autres aventures de Ragotin.
CHAP. X.--Histoire du prieur de Saint-Louis et l'arrivée de M. de Verville.
CHAP. XI.--Resolution des mariages du Destin avec l'Etoile et de Leandre avec Angelique.
CHAP. XII.--Ce qui arriva au voyage de la Fresnaye; autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. XIII.--Suite et fin de l'histoire du prieur de Saint-Louis.
CHAP. XIV.--Retour de Verville, accompagné de M. de la Garouffière; mariage des comédiens et comédiennes; autre disgrâce de Ragotin.
CHAP. XV.--Histoire des deux jalouses.
CHAP. XVI.--Histoire de l'amante capricieuse.
CHAP. XVII.--Désespoir de Ragotin et fin du Roman comique.
FIN DE LA TABLE.
CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE ELZEVIRIENNE Et des autres ouvrages DU FONDS DE P. JANNET
A PARIS Chez P. Jannet, Libraire Rue de Richelieu, 15
Juin 1857
TABLE DES MATIÈRES.
Avertissement. Théologie. Morale. Beaux-Arts. Belles-Lettres: I Linguistique. II Poésie. III Théâtre. IV Romans. V Contes et Nouvelles. VI Facéties. VII Polygraphes et Mélanges. Histoire: I Voyages. II Histoire de France (Collection générale de Chroniques et Mémoires). III Histoire étrangère. Ouvrages de différents formats. La Propriété littéraire et artistique, Courrier de la librairie. Manuel de l'amateur d'estampes. Recueil de Maurepas. La Muse historique de Loret. Library of old authors.
Tous les volumes de la Bibliothèque elzevirienne se vendent reliés en percaline, non rognés et non coupés, sans augmentation de prix.
Il a été tiré de chaque volume quelques exemplaires sur papier fort, qui se vendent le double du prix des exemplaires ordinaires.
AVERTISSEMENT (Août 1856).
Au mois de septembre 1852, je fis imprimer un prospectus dans lequel je disais:
«Pour un très grand nombre de personnes--et de personnes instruites--la littérature française se compose des ouvrages d'une vingtaine d'auteurs du XVIIe siècle et du XVIIIe; la poésie française commence avec Boileau, le théâtre avec Corneille, le roman avec Le Sage. Tout ce qui est antérieur est dédaigné comme produit d'une époque barbare.....
«En fixant ainsi au milieu du dix-septième siècle l'origine de notre littérature, on supprime précisément ce qu'elle a de spontané, de vraiment national. A partir de cette époque, en effet, nos écrivains, familiarisés avec les lettres grecques et latines, ne songent plus qu'à imiter les modèles d'Athènes et de Rome, et l'on voit tomber dans un oubli profond tout ce qui constitue notre littérature du moyen âge, si riche et si variée, ces légendes naïves, ces épopées chevaleresques, ces mystères, et, enfin, ces poésies légères ou satiriques, ces contes, ces facéties, partie d'autant plus importante de notre littérature qu'elle représente plus essentiellement le côté saillant de l'esprit national.
«Si ces richesses littéraires sont généralement ignorées, ce n'est pas, il faut être juste, qu'on n'ait rien fait pour les tirer de l'oubli: quelques écrivains de la fin du siècle dernier y ont travaillé avec plus de bonne volonté que de bonheur. Plus tard, d'importantes publications ont eu lieu; mais il s'en faut que la mine soit épuisée. Ajoutons que la plupart des ouvrages du moyen âge publiés dans ces derniers temps ont été tirés à petit nombre, se vendent fort cher, et ne sont pas réellement à la portée du vrai public.
«Aujourd'hui cependant l'élan est donné. Le public veut connaître cette époque ignorée et si long-temps calomniée, le moyen âge.»
Ce prospectus annonçait une Revue mensuelle qui devait paraître à partir du mois de janvier 1853, et reproduire les principaux monuments de la littérature du moyen âge. Mais je ne tardai pas à abandonner le projet de cette publication périodique. Je pensai qu'il valait mieux publier chaque ouvrage séparément, en volumes d'un format commode, dignes de tous par leur exécution matérielle, à la portée de tous par la modicité de leur prix. Le plan de la Bibliothèque elzevirienne était trouvé, du moins quant à la partie matérielle. Au point de vue littéraire, il fallait le compléter. Il ne s'agissait plus exclusivement du moyen âge: avec ma nouvelle combinaison, il devenait possible d'étendre considérablement mon cadre, et de reproduire une foule d'ouvrages postérieurs au moyen âge, mais précieux pour l'étude des moeurs, de la littérature et de l'histoire; de placer dans un nouveau jour, au moyen de travaux consciencieux, les chefs-d'oeuvre de notre littérature classique.
Je me mis immédiatement à l'oeuvre. En donnant à ma collection le titre de Bibliothèque elzevirienne, je m'imposais des obligations difficiles à remplir. Les petits volumes sortis des presses des Elzevier sont imprimés avec une perfection qui fera toujours l'admiration des connaisseurs. La netteté des caractères, l'élégance des ornements, la qualité du papier, tout concourt à faire de ces volumes des livres admirables. La typographie a fait d'immenses progrès depuis deux siècles sous le rapport des moyens d'exécution; mais quant aux résultats, il n'en est pas de même. Les plus beaux livres de notre époque sont imprimés dans un format peu commode, sur du papier très blanc, brillant, glacé, satiné, mais brûlé, cassant et d'une qualité déplorable, avec des caractères mal proportionnés et difficiles à lire. Rien de tout cela ne pouvait me convenir. Je n'eus pas grand'peine à trouver le format: c'est celui des Elzevier un peu agrandi, avec cette différence que la feuille est tirée in-16, ce qui donne des volumes plus réguliers que l'in-12 des Elzevier. Le papier, il fallut le faire fabriquer, car on ne fait plus guère de papier de fil; le filigrane, qui reproduit mon nom, prouve la destination de celui que j'emploie. Quant aux caractères, je fis faire des fontes de ceux qui me parurent les plus convenables, en attendant qu'il me fût possible d'employer ceux que je devais faire graver. Les ornements furent copiés par M. Le Maire, un graveur habile, sur ceux dont se servaient les Elzevier. Les imprimeurs se prêtèrent à des modifications qui assuraient la régularité du tirage. Tout cela prit beaucoup de temps, et les neuf premiers volumes de la Bibliothèque elzevirienne furent mis en vente seulement au mois d'août 1853.
Ma collection fut accueillie avec faveur. Le public se chargea de prouver qu'elle répondait à un besoin. La critique se montra d'une extrême bienveillance. Bref, le succès de la Bibliothèque elzevirienne fut assuré dès l'apparition des premiers volumes, et depuis il ne s'est pas démenti.
Je n'ai pas voulu jusqu'ici donner un catalogue détaillé des ouvrages qui doivent composer la Bibliothèque elzevirienne. Je craignais de fournir des indications utiles à des concurrents peu scrupuleux. C'est un fait malheureusement trop connu que, lorsqu'une nouvelle combinaison de librairie réussit, chacun se croit autorisé à marcher dans la voie de l'inventeur. Mais, pour moi, le danger s'amoindrit chaque jour: le nombre des volumes déjà publiés et des volumes prêts à paraître, le matériel dont je dispose, l'affection des érudits qui veulent bien concourir à l'accroissement de ma collection, et, enfin, la bienveillance du public, tout tend à me rassurer contre les résultats d'une concurrence déloyale. Aussi je n'hésite plus à donner le plan de la Bibliothèque elzevirienne, plan qui n'est pas absolument définitif, mais qui, s'il n'annonce pas tous les volumes que je dois publier, n'en comprend guère sur lesquels il n'ait déjà été fait pour mon compte des travaux préparatoires, et qui ne doivent voir le jour dans un délai plus ou moins rapproché.
P. JANNET.
CATALOGUE[433]
THÉOLOGIE[434]
[Note 433: Les ouvrages déjà publiés sont désignés par un astérisque*. Ceux dont le titre n'est pas précédé de ce signe sont sous presse ou en préparation.]
[Note 434: La partie religieuse de ce catalogue est encore fort incomplète, mais elle ne tardera pas à recevoir d'assez grands développements.]
Légendes en prose, du XIIIe siècle, recueillies et annotées par M. L. MOLAND. 2 vol. 10 fr.
Légendes en vers, recueillies et annotées par MM. CH. D'HÉRICAULT et L. Moland. 2 Vol. 10 fr.
* L'Internelle Consolation, première version françoise de l'Imitation de Jesus-Christ. Nouvelle édition, publiée par MM. L. Moland et Ch. d'Héricault. 1 vol. 5 fr.
Les Pensées de Pascal. Edition de M. Prosper Faugère. 2 vol. 10 fr.
Les Provinciales de Pascal. Edition de M. Prosper Faugère. 2 vol. 10 fr.
MORALE.
Les Essais de Michel de Montaigne. Edition revue et annotée par M. le Dr J.-F. Payen. 4 vol. 20 fr.
La Sagesse, de Charron, 1 vol. 5 fr.
* Réflexions, Sentences et Maximes morales de La Rochefoucauld. Nouvelle édition, conforme à celle de 1678, et à laquelle on a joint les Annotations d'un contemporain sur chaque maxime, les variantes des premières éditions et des notes nouvelles, par G. Duplessis. Préface par Sainte-Beuve. 1 vol. 5 fr.
Les Annotations d'un contemporain sur les Maximes de La Rochefoucauld ont été attribuées à Mme de La Fayette. Elles paraissent ici pour la première fois. Quelques unes seulement avaient été publiées par Aimé Martin.
* Les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les moeurs de ce siècle, par La Bruyère. Nouvelle édition, collationnée sur les éditions données par l'auteur, avec toutes les variantes, une lettre inédite de La Bruyère et des notes littéraires et historiques, par Adrien Destailleur. 2 volumes. 10 fr.
Cette édition est le fruit de plusieurs années de travail. M. Destailleur s'est attaché à reproduire toutes les variantes des éditions données par l'auteur. Il a indiqué avec soin les passages des moralistes anciens et modernes qui se sont rencontrés avec La Bruyère. Il a fait assez pour que M. S. de Sacy ait pu dire: «Voilà enfin un La Bruyère auquel il ne manque rien.»
OEuvres complètes de Vauvenargues.
Le livre du chevalier de la Tour Landry pour l'enseignement de ses filles; publié d'après les manuscrits de Paris et de Londres, par M. Anatole de Montaiglon, membre résidant de la Société des Antiquaires de France. 5 fr.
Ce livre, oeuvre d'un gentilhomme du XIVe siècle, contient de précieux renseignements sur les moeurs du moyen âge. Les sentiments du chevalier sur l'éducation des filles, déduits avec une naïveté, une liberté d'expressions qui paraissent étranges aux lecteurs de notre époque, sont appuyés du récit d'aventures empruntées à la Bible, aux chroniques et aux souvenirs personnels du chevalier de la Tour, récits souvent piquants et toujours gracieux, qui assignent à son livre une place distinguée parmi les oeuvres des conteurs français.
BEAUX-ARTS.
* Memoires pour servir à l'Histoire de l'Academie royale de peinture et de sculpture, depuis 1648 jusqu'en 1664, publiés pour la première fois, d'après le manuscrit de la Bibliothèque Impériale, par M. Anatole de Montaiglon, volumes. 8 fr.
Epuisé.
* Le livre des peintres et graveurs, par Michel de Marolles, abbé de Villeloin. Nouvelle édition, revue par M. Georges Duplessis. 1 vol. 3 fr.
Epuisé.
BELLES-LETTRES.