RÉSERVE À L’ÉGARD DES FEMMES
Ensuite Bhagavat dit encore aux Çramanas :
Çramanas, soyez réservés. Il ne faut pas regarder les femmes. S’il vous arrive d’en rencontrer, il ne faut pas les regarder, et, vous tenant sur la réserve, il ne faut pas leur parler. S’il vous arrive de leur parler, il faut vous dire en vous-mêmes : « Je suis un Çramana ; mon devoir est de demeurer dans ce monde de corruption comme le lotus qui ne laisse pas la boue s’attacher à lui. »
D’après ces réflexions, il faut se représenter une vieille femme comme une (grand’)mère, une femme plus âgée (que soi) comme une petite mère, une femme plus jeune (que soi) comme une sœur. Quant à celles qui sont petites, il ne faut point manifester pour elles un mépris illicite.
S’il s’élève dans le cœur des mouvements illicites, il faut raisonner de manière à recouvrer le calme. Voici donc comment il faut raisonner : c’est sur le corps (envisagé) depuis le sommet du crâne jusqu’à la plante des pieds qu’il faut raisonner ; c’est ensuite sur l’intérieur du corps qu’il faut raisonner. Or, comme l’intérieur du corps est rempli d’impuretés de tout genre, en faisant ces réflexions, on se nettoie entièrement de toutes les pensées illicites .
Bhagavat dit encore :
Comme lorsque le feu est mis à des herbes sèches, il faut s’en éloigner en fuyant bien vite. Ainsi les hommes instruits dans la voie doivent mettre bien loin d’eux les régions des désirs.