‹ L’ÉmigréChapitre 178 sur 178 · Lettre 176

Lettre 176

Le Docteur Sivermarus
à la
Comtesse de Longueil.

Madame la Comtesse, personne ici n’a la force de vous écrire, et l’on exige de moi, que je vous apprenne une affreuse nouvelle : vous avez perdu une tendre amie, et la nature est privée d’un de ses plus beaux ornemens. On n’entend ici que des sanglots, dans quelque endroit qu’on aille. Lors du fatal moment, il y avait deux cents paysans dans la cour, qui venaient savoir de ses nouvelles, et aussitôt on a entendu un gémissement universel et des cris de désespoir. Tout le monde part demain. Je suis avec respect

Madame la Comtesse

Votre très-humble et très-
obéissant serviteur,
Le docteur Sivermarus.

Fin.

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