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(De ceux qui s’écartent de la raison.)
Il y avait jadis un homme qui voulait gagner la faveur du roi. Il demanda à d’autres comment il fallait s’y prendre.
« Rien n’est plus aisé, lui dit quelqu’un ; le moyen de lui plaire est de l’imiter, même dans ses défauts. »
Cet homme ayant remarqué que le roi clignait les yeux, il se mit à l’imiter et à cligner comme lui. Le roi lui dit :
« Avez-vous mal aux yeux, ou bien avez-vous gagné un coup d’air ? Pourquoi clignez-vous ainsi ?
— Je n’ai pas mal aux yeux et je n’ai pas non plus gagné un coup d’air, répondit-il ; j’ai seulement voulu gagner les bonnes grâces de Votre Majesté. Ayant remarqué que le roi clignait les yeux, j’ai tâché de l’imiter. »
Àces mots, le roi fut transporté de colère ; il ordonna à ses serviteurs de le rouer de coups et de l’expulser du royaume.
(Extrait de l’ouvrage intitulé : Fa-youen-tchou-lin, livre LIII.)