‹ Les Chansons de BilitisChapitre 148 sur 148 · 158

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Sous les feuilles noires des lauriers, sous les fleurs amoureuses des roses, c’est ici que je suis couchée, moi qui sus tresser le vers au vers, et faire fleurir le baiser.

J’ai grandi sur la terre des nymphes ; j’ai vécu dans l’île des amies ; je suis morte dans l’île de Kypris. C’est pourquoi mon nom est illustre et ma stèle frottée d’huile.

Ne me pleure pas, toi qui t’arrêtes : on m’a fait de belles funérailles ; les pleureuses se sont arraché les joues ; on a couché dans ma tombe mes miroirs et mes colliers.

Et maintenant, sur les pâles prairies d’asphodèles, je me promène, ombre impalpable, et le souvenir de ma vie terrestre est la joie de ma vie souterraine.

BIBLIOGRAPHIE

I. — Bilitis’s sæmmtliche Lieder um ersten Male herausgegeben und mit einem Wœrterbuche versehen, von G. Heim. — Leipzig. 1894.

II. — Les chansons de Bilitis, traduites du grec pour la première fois par P. L. (Pierre Louÿs). — Paris. 1895.

III. — Six chansons de Bilitis, traduites en vers par Mme Jean Bertheroy. — Revue pour les jeunes filles. Paris. Armand Colin. 1896.

IV. — Vingt-six chansons de Bilitis, traduites en allemand par Richard Dehmel. — Die Gesellschaft. Leipzig. 1896.

V. — Vingt chansons de Bilitis, traduites en allemand par le D Paul Goldmann. — Frankfurter Zeitung. 1896.

VI. — Les chansons de Bilitis, par le professeur von Willamovitz-Moellendorf. — Gœttingsche Gelehrte. — Gœttinge. 1896.

VII. — Huit chansons de Bilitis, traduites en tchèque par Alexandre Backovsky. — Prague. 1897.

VIII. — Quatre chansons de Bilitis, traduites en suédois par Gustav Uddgren. — Nordisk Revy. — Stockholm. 1897.

IX. — Trois chansons de Bilitis, mises en musique par Claude Debussy. — Paris. Fromont. 1898, etc.

TABLE

VIE DE BILITIS   11

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