Épilogue
J’ai cueilli, le long des vallées
Que l’eau vive mouille en courant,
Des fleurettes toutes mêlées,
Aussi fraîches que le torrent.
J’ai cueilli, près des sommets roses
Où l’on ne trouve plus de fleurs,
Des impressions mal écloses
Dans l’amertume de mes pleurs.
Les petites fleurs, assez fortes
Pour naître à peine et défleurir,
Depuis ce temps sont toutes mortes,
N’ayant plus d’eau pour se nourrir.
Et mon âme, fleur plus vivace
Dont le calice était fermé,
Sous une larme qui s’efface,
S’ouvre au souvenir embaumé.