XXIII
Comment il administrait les sacrements de l’Église.
Il avait toujours présent l’esprit le souvenir de ses frères en pauvreté, et il fournissait leurs besoins sur le fonds même d’où il prenait sa subsistance, lui et tous ceux de sa maison, c’est-à-dire sur les revenus des biens de l’Église et sur les dons des fidèles. Et si par hasard, comme il arrive souvent, la jalousie élevait des soupçons contre le clergé au sujet des possessions de l’Église, alors il s’adressait au peuple et protestait qu’il aimait mieux vivre des aumônes du peuple de Dieu que d’être chargé du soin ou de l’administration de ces biens; qu’il était prêt en céder à d’autres le fardeau, et qu’ainsi tous les serviteurs et les ministres du Seigneur vivraient suivant cette parole de l’Ancien Testament: «Les ministres de l’autel ont part aux offrandes de l’autel[29]». Mais jamais les laïques ne voulurent se charger de la gestion de ces biens.
[29] I Cor., IX, 13.