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Silence en été

Silence ; le soleil est pris dans le volet,
Et reste là, comme une abeille qui volait,
Et qu’un lis blanc retient dans sa forte étamine.
Silence, on n’entend pas que le temps vif chemine.
C’est un répit si clair, si sûr, si persistant
Que l’on croit être, enfin, et pour toujours content,
Et l’on sommeille, et l’air est jaune comme l’ambre.
Ô silence, couleur de soleil dans la chambre !
Silence : horloge molle, au son faible, enchanté,
Qui marques les instants du bonheur, en été…

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