‹ Les grandes damesChapitre 125 sur 128 · L'AMOUR DES PARISIS DONNERA LA MORT, - L'AMOUR DONNERA LA MORT AUX PARISIS. - XL

L'AMOUR DES PARISIS DONNERA LA MORT, - L'AMOUR DONNERA LA MORT AUX PARISIS. - XL

La soeur de charité murmura: «Oui, puisque je suis morte pour ce monde.»

FRAGMENT D'UNE LETTRE DE MONJOYEUX

On donnera ici quelques lignes d'une lettre écrite par Monjoyeux à celui qui a conté cette histoire:

N'imprimez pas encore le mot FIN. Il n'y a jamais de dénouement dans les histoires de ce monde. La mort ne tue ni l'âme le souvenir, ni la passion. Le tombeau n'est pas le néant; ne parle-t-il pas à ceux qui survivent? Que de chapitres à travers la mort! Demandez à Violette, cette autre Louise de la Miséricorde, qui porte son linceul, mais qui ne peut pas mourir.

Demandez à Mme d'Antraygues, à Mme de Fontaneilles, à Mme de Hauteroche, à toutes celles que nous avons vues dans les pâleurs de la passion.

Violette me disait hier: «Pourquoi la tombe ne s'ouvre-t-elle pas pour moi, puisque je traîne mon suaire!» Et elle ajouta: «Mourir d'amour, c'est vivre deux fois: de la vie présente et de la vie future.»

La pauvre et douce Violette avait raison. C'est une vraie femme celle-là, une figure et un coeur, une âme dans la passion!

Plus je vais, plus je reconnais la supériorité de la femme. Qu'est-ce que l'homme? Un rhéteur. Notre ami Octave n'était pas un rhéteur. C'était la jeunesse emportée par la passion.

Pauvre Parisis! J'ai pleuré sur son tombeau; mais je ne puis croire qu'un homme si vivant soit couché dans un linceul. Quand je vois une belle femme, il me semble toujours qu'il n'est pas loin.

TABLE DES CHAPITRES

PRÉFACE.

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