‹ Les mémoires d’un veufChapitre 25 sur 42 · 2

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Pourquoi le Poète, qui n’est qu’un enfant en somme, un peu moins consciemment pervers que les autres peut-être, pourquoi le Poète, lui aussi, ne jouerait-il pas à « l’enterrement » ? Ou, si vous aimez mieux, pourquoi ne se distrairait-il pas à. manier les choses funèbres de ses innocentes mains sacrilèges ? Pourquoi, en un mot, ne fût-ce qu’à ces fins de se conformer à l’esprit d’un siècle qui paraît avoir à jamais répudié la mélancolie, et ne songe plus qu’à rigoler (pour faire un emprunt au plantureux vocabulaire de Rabelais et de Gavroche), pourquoi ne prendrait-il pas des familiarités avec cette grande pince-sans-rire qu’on appelle I’Horreur, au risque d’évoquer, lui aussi, derrière lui, dans la Contingence, vers l’inconnu, quelque méprisant rictus ?

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