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Les Ribaud : une idylle de 37

Ernest Choquette

Les Ribaud : une idylle de 37

1898

Un texte du domaine public.
Une édition libre.

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Crédits :

Sources :

- Eusèbe Senécal
\& Cie, Imprimeurs-Éditeurs
- Bibliothèque Électronique du Québec

Ont contribué à cette édition :

- Association de Promotion de l'Ecriture et de la Lecture

Fontes :

- David Rakowski's
- Manfred Klein
- Philipp H. Poll

« Oh ! que tout était grand dans cette époque antique !

· · ·

Mais le sang, grand semeur de la ronce et du lierre,

Efface le passé d’une main familière,

Et déchire le livre aux endroits les plus beaux ! »

Hugo.

À mon ami Lomer Gouin

Membre de la Législature provinciale et du

Conseil de l’Instruction Publique.

Il y avait tant d’étoiles ce soir-là…

La montagne estompait si nettement ses deux énormes mamelons sur l’horizon jaunâtre ; les berges illuminées – vert et rouge – défilaient sur le Richelieu en se berçant si amoureusement sous la touée du Julia ; le parfum des pommiers en fleurs était si odorant ; le sol, lavé du sang des ancêtres, réveillait à l’esprit des souvenirs si héroïques ; les échos des luttes d’autrefois renaissaient d’une manière si vivace ; tout cela était si grand, si plein de poésie, que vous vous êtes écrié dans un élan :

— Mon Dieu ! que c’est beau votre pays... Mais il y a un roman là-dedans... Pourquoi ne l’écrivez-vous pas ?

J’ai répondu :

— Peut-être, ... cet hiver, ... quand viendront les longs soirs où il y aura moins d’étoiles.

L’hiver est venu ; ... quelques inspirations avec... Elles ont produit mon premier-né littéraire.

Puisque vous m’en avez proposé l’idée, je vous le dédie, en souvenir de ce bon soir d’été… où il y avait tant d’étoiles.

Dr. Choquette.

Saint-Hilaire, ce 25 mars 1898.

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