VI
En aimant Dieu, c’est-à-dire en ne cessant d’opérer l’acte d’âme qui sert Dieu et l’assiste, c’est moi-même que j’assiste, c’est à moi que je donne la vie.
Je puise en Dieu d’abord la force radicale, le ressort premier de la vie, c’est-à-dire le ressort croissant de la lumière et du bonheur, de la justice et de la vérité. J’y puise ce bien fondamental, la certitude, la foi! J’y puise l’espoir, et la joie de l’effort. De là coulent dans mon intelligence la lumière grandissante, et dans ma volonté la liberté croissante. La source vive dont parlait Jésus à la Samaritaine, la source vive est ouverte en moi.