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CHAPITRE III

1. Leur nom leur vient du mot _trobar_, _trouver_ en parlant de l'invention poétique.

Cf. en général, pour ce chapitre, Diez, _Poesie der Troubadours,_ 2e édition.

2. Traduction de l'abbé Papon, _Parnasse occitanien_, p. 21.

3. Pétrarque, _Trionfo d'amore_.

4. Cf. Gaston Paris, _Esquisse historique de la littérature française au Moyen âge_, p. 159: «ce sont les troubadours de cette école [du _trobar clus_] qui, malgré leurs défauts et indirectement, ont créé le style moderne».

5. Sur la musique cf. un excellent article de M. A. Restori, dans la _Rivista musicale italiana_, vol. II, fasc. 1, 1895. Voir surtout la récente publication de M. J.-B. Beck, _Die Melodien der Troubadours_, Strasbourg, 1908.

Cf. encore A. Jeanroy, Dejeanne, P. Aubry: _Quatre poésies de Marcabrun_, troubadour gascon du XIIe siècle, texte, musique et traduction, Paris, 1904.

Les troubadours dont il nous reste le plus d'airs notés sont les suivants: Bernard de Ventadour, Folquet de Marseille, Gaucelm Faidit, Guiraut Riquier, Peire Vidal, Raimon de Miraval. Le plus grand nombre de ces mélodies (les deux tiers) se trouvent dans le manuscrit R (Bibl. nat.,_f. fr._, 22543).

6. Ludwig Roemer, _Die volksthümlichen Dichtungsarten_, Marbourg, 1884.

7. Bernard de Ventadour, _Quant erba vertz e fuelha par_ (M. W. I, 11; _Gr._, 39); _id., Lo gens temps de pascor_ (M. W. I, 13; _Gr._, 28).

8. Marcabrun, _Pois l'iverns d'ogan es anatz_ (M. W. I, 57).

9. J. Rudel, _Quan lo rius de la fontana_ (M. W. I, 62; _Gr._, 5).

10. Arnaut de Mareuil, _Belh m'es quan lo vens_ (M. W. I, 155; _Gr._, 10).

11. Peire Rogier, _Tan no plou ni venta_ (M. W. I, 120; _Gr._, 8).

12. Raimbaut d'Orange, _Non chant per auzel ni per flor_ (M. W. I, 77; _Gr._, 32).

13. _Sirventés_: la vraie forme provençale est _sirventes_; nous l'accentuons pour mieux marquer que l'accent doit porter sur la dernière syllabe.

14. Cf. Jeanroy, _Origines_..., p. 45 et suiv. De la _tenson_ on distingue le _jeu-parti_ (prov. _partimen_) qui est une variété du genre et où les interlocuteurs choisissent entre deux propositions contraires; nous employons le mot de _tenson_ qui est le terme le plus général.

Sur la question de savoir si les tensons appartiennent à des auteurs différents, cf. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 165. Pour les sujets des tensons cf. _ibid._, p. 169. Voici quelques autres exemples: quel est l'homme le plus amoureux, celui qui ne peut résister au désir de parler constamment de la dame qu'il aime ou celui qui y pense en silence? Un amoureux qui est heureux dans son amour doit-il préférer être l'amant ou le mari de sa dame?

15. Pour les tensons avec un personnage imaginaire, cf. Jeanroy, _Origines_..., p. 54, note 1: on a des tensons du Moine de Montaudon avec Dieu, de Peirol avec Amour, de Raimon Béranger et Bertran Carbonel avec leur cheval, de Lanfranc Cigala avec son coeur et son savoir.

16. Les deux tensons qui suivent sont de Guiraut Riquier.

17. Une des études les plus récentes sur la pastourelle est celle de M. A. Pillet, _Studien zur Pastourelle_, Breslau, 1902 (extrait de la _Festschrift zum zehnten deutschen Neuphilologentag_).

18. Traduction de M. A. Jeanroy, _Origines_, p. 31.

19. _Ibid._, p. 80.

20. Le plus récent travail sur l'_aube bilingue du Vatican_ (ainsi nommée du manuscrit qui la contient) est dû au Dr Dejeanne dans les _Mélanges Chabaneau_: on trouvera dans cet article la bibliographie du sujet.

21. Il n'y a qu'un exemple de _serena_; dans Guiraut Riquier; il faut y voir sans doute une invention du poète et non une imitation d'un genre populaire.

22. Le _descort_ de Raimbaut de Vaquières est composé de six strophes: la première en provençal, la seconde en italien (génois), la troisième en français, la quatrième en gascon, la cinquième probablement en portugais (Cf. sur le dernier point Carolina Michaelis de Vasconcellos, dans le _Grundriss_ de Groeber, II, B, p. 173, Rem. 1).