Livre II · SOCRATE
Je dis en riant et avec doute une chose que j’ignore. Car jusqu’ici je n’ai jamais vu boire un dieu. Mais, si j’avais la puissance divine, mes choix ne varieraient point : mon nectar ordinaire serait, comme aujourd’hui, l’eau claire des belles fontaines et, lorsque j’aurais faim, tout me deviendrait ambroisie. Mais dis-moi, excellent Antiphon, pourquoi tu changes de vêtement selon les saisons.