Livre II · SOCRATE
Ai-je reçu de la nature ou me suis-je fait moi-même un corps plus divin que le tien ? Ni le froid ni le chaud ne me gênent. Ou m’as-tu jamais vu rester à la maison par crainte du froid ? m’as-tu jamais vu, par crainte de la chaleur, disputer un ombrage à qui que ce soit ? Sais-tu pourquoi je porte un manteau ? C’est pour obéir un peu à une coutume qui me semble indifférente. Ou peut-être mon corps n’est plus assez jeune et ne fut jamais assez beau pour réjouir les yeux et me faire aimer.