Livre II · SOCRATE
Interroge ceux qu’il te plaît d’appeler mes disciples. C’est le meilleur moyen de savoir ce qu’ils ont appris ou n’ont pas appris auprès de moi. Regarde le sourire de mon jeune ami Aristippe et comme tout son corps immobile semble cependant se diriger vers toi. À ces signes je connais qu’il désire te répondre. Consens-tu qu’il prenne ma place ? Car, si je dis moi-même quels progrès me doivent mes amis, on m’accusera de me vanter comme un sophiste quand il cherche, pour augmenter le nombre des mets qu’on apporte sur sa table, à augmenter le nombre de disciples qui l’écoutent.