I - II
J'avais cru que la vie, Dans ma simple candeur, N'était qu'une série De jours pleins de bonheur;
Que les mortels, sur cette terre, Buvaient le miel de l'amitié, Et que le riche au prolétaire Prodiguait l'or et la pitié.
REFRAIN:
Hélas! hélas! ces rêves roses, Sous la faux du destin, Comme les belles roses, Tombèrent un matin!...
Depuis ce jour, mon âme pleure Et ne croit plus à la gaîté. Et le dirais-je? à certaine heure, Je doute de la vérité!
REFRAIN:
Sans cesse en proie à la souffrance, Rien ne me semble beau. Et la désespérance Me conduit au tombeau!