‹ Lettres à M. Panizzi, tome IIChapitre 121 sur 202 · CXXII

CXXII

Paris, 26 juin 1867.

Mon cher Panizzi,

J'ai déjeuné samedi avec deux personnes très fatiguées de leurs corvées passées et se préparant aux corvées à venir, _monsieur_ souffrant de rhumatismes, _madame_ d'un gros rhume, assez bien l'un et l'autre cependant. Ils m'ont demandé de vos nouvelles. Le fils va parfaitement et court comme une personne naturelle.

Je vous engage à lire, dans _le Moniteur_ d'aujourd'hui, le discours de Sainte-Beuve au Sénat. Il vous amusera. Il est impossible d'avoir plus d'esprit; mais il a sacrifié le fond à la forme et a dit tout ce qu'il fallait pour rendre impossible le vote qu'il demandait. Où s'arrêteront les cléricaux?

Adieu, mon cher Panizzi. Savez-vous quelque chose du grand concile qu'ils font à Rome?